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Nilo pelo mundo
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Monas (Monumen Nasional)
ccPhoto: Ramayoni · CC BY-SA 4.0

Indonésie

Jakarta

Cuisine de rue, Kota Tua, Glodok et culture betawi

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Jours1–2
Quandjuin–sept
Par personne/jourMoyenne de 800 000–1 500 000 IDRGamme moyenne · par personne/jour≈ R$ 231–433 · taux du 24 sept. 2026

Jours Commencez par le programme de base, puis choisissez les prolongements selon votre temps.

Comment le guide arrive à ce chiffre

Venez pour manger et sortir le soir, avec le bakmi de Glodok, le kerak telor du trottoir, les chariots de martabak et les bars de Senopati. Une journée suffit pour la vieille ville et le Monas ; une deuxième journée, si vous l'avez, se passe à la mosquée Istiqlal, à Blok M et à Menteng. Pour la journée unique, entrez au Musée national à 8 h, avant la chaleur, et montez au belvédère du Monas. Prenez ensuite le KRL jusqu'à la gare de Jakarta Kota pour voir la place Fatahillah et le port de Sunda Kelapa. Revenez à pied par Glodok, mangez du bakmi à Petak Sembilan et dînez sur place, soto Betawi ou kerak telor. L'heure de pointe va de 16 h à 20 h, et le Grab pour rentrer à l'hôtel n'avance qu'après. Ce qui déçoit, c'est l'air de la saison sèche, le trottoir qui disparaît en dehors de Thamrin, Sudirman, Blok M et Kota Tua, et une ville pensée pour qui a une voiture.

1–2

Quand De juin à septembre, saison sèche : 24–33 °C, la période la plus facile pour marcher

Comment le guide arrive à ce chiffre

Le climat est de mousson tropicale, avec 24 à 33 °C et 75 à 85 % d'humidité toute l'année ; d'un mois à l'autre, c'est la quantité de pluie qui change, et la température ne varie presque pas. La saison des pluies va de novembre à avril et concentre le pire en janvier et février, quand le Ciliwung déborde et que des quartiers entiers sont inondés, comme lors des grandes inondations de 2002, 2007, 2013, 2020 et 2025. La saison sèche va de juin à septembre : il fait toujours chaud, mais la pluie devient une averse courte en fin d'après-midi, et ce sont les meilleurs mois pour parcourir la ville à pied. Évitez janvier et février si vous pouvez choisir ; sinon, logez près d'une station de MRT et comptez avec les retards. La semaine du Lebaran vide la ville (circulation excellente, commerces fermés) et le ramadan modifie les horaires des restaurants pendant un mois. Piège peu évident : la qualité de l'air se dégrade justement pendant la saison sèche, entre juillet et septembre. Consultez l'indice avant de prévoir une journée entière en plein air et emportez un masque si vous êtes sensible.

Par personne/jour Économique environ 350 000 IDR (environ 20 $US) ; confortable 800 000–1,5 million IDR (46–86 $US)

Comment le guide arrive à ce chiffre

Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.

Ce qu’en pense Nilo
Ce qui attire à Jakarta, ce ne sont pas les monuments : la collection est maigre, Kota Tua se boucle en une matinée et le Monas n'est qu'un obélisque avec une file d'attente. Venez pour manger et sortir le soir, avec le bakmi de Glodok, le kerak telor du trottoir, les chariots de martabak et les bars de Senopati. Une journée suffit pour la vieille ville et le Monas ; une deuxième journée, si vous l'avez, se passe à la mosquée Istiqlal, à Blok M et à Menteng. Pour la journée unique, entrez au Musée national à 8 h, avant la chaleur, et montez au belvédère du Monas. Prenez ensuite le KRL jusqu'à la gare de Jakarta Kota pour voir la place Fatahillah et le port de Sunda Kelapa. Revenez à pied par Glodok, mangez du bakmi à Petak Sembilan et dînez sur place, soto Betawi ou kerak telor. L'heure de pointe va de 16 h à 20 h, et le Grab pour rentrer à l'hôtel n'avance qu'après. Ce qui déçoit, c'est l'air de la saison sèche, le trottoir qui disparaît en dehors de Thamrin, Sudirman, Blok M et Kota Tua, et une ville pensée pour qui a une voiture.

À Jakarta, le voyage se fait au fil de la street food. Le kerak telor du trottoir cuit dans une poêle retournée face contre les braises, les gargotes de bakmi de Glodok, le quartier chinois, servent des nouilles dès le petit-déjeuner, et les chariots de martabak n'apparaissent qu'à la tombée de la nuit. Entre deux repas, il vaut la peine de voir ce qu'il reste de la Batavia hollandaise sur la place Fatahillah, à Kota Tua. Tout près se trouve le port de Sunda Kelapa, où les pinisi, voiliers en bois de Sulawesi, chargent et déchargent encore des marchandises. Le soir, on sort dans les bars et restaurants musicaux de Blok M et de Senopati. Comme la circulation peut dévorer des heures, prévoyez au maximum deux activités par jour et déplacez-vous le long de l'axe du MRT. Venez pendant la saison sèche, de juin à septembre, et réservez une journée, ou deux si vous voulez ajouter la mosquée Istiqlal et le quartier de Menteng.

Fiche rapide

Population
environ 11 millions dans la ville (Daerah Khusus Jakarta) ; environ 32 millions dans le Jabodetabek, l'une des deux plus grandes agglomérations urbaines au monde
Fondation
22 juin 1527, date de la fondation de Jayakarta ; Sunda Kelapa fonctionnait déjà comme port depuis le VIIIe s.
Pays et région
Indonésie, côte nord de l'île de Java, 662 km², face à la baie de Jakarta
Langue
Indonésien (bahasa Indonesia) ; dialecte betawi et javanais dans la rue ; l'anglais fonctionne dans les hôtels, centres commerciaux et bureaux
Monnaie
Roupie indonésienne (IDR) ; environ 17 500 IDR pour un dollar et environ 3 400 IDR pour un réal en 2026
Fuseau horaire
WIB, UTC+7, sans heure d'été
Meilleure période
De juin à septembre, saison sèche : 24–33 °C, la période la plus facile pour marcher
Coût moyen par jour
Économique environ 350 000 IDR (environ 20 $US) ; confortable 800 000–1,5 million IDR (46–86 $US)

Quand y aller

De juin à septembre, saison sèche : 24–33 °C, la période la plus facile pour marcher

20°30°40°moyenne annuelle 29°200400mmaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huijanvfévrmarsavrmaijuinjuilaoûtseptoctnovdéc20°30°40°400JFMAMJJASOND
meilleure périodetempérature °Cpluie mmNormales 1991-2020 de l’OMM (NOAA NCEI), station StasiunMeteorologiKemayoran, à 6 km. Domaine public.

juin

26° à 33°C

80 mm de pluie

Meilleure période

Ce qui change au fil de l’année

Le climat est de mousson tropicale, avec 24 à 33 °C et 75 à 85 % d'humidité toute l'année ; d'un mois à l'autre, c'est la quantité de pluie qui change, et la température ne varie presque pas. La saison des pluies va de novembre à avril et concentre le pire en janvier et février, quand le Ciliwung déborde et que des quartiers entiers sont inondés, comme lors des grandes inondations de 2002, 2007, 2013, 2020 et 2025. La saison sèche va de juin à septembre : il fait toujours chaud, mais la pluie devient une averse courte en fin d'après-midi, et ce sont les meilleurs mois pour parcourir la ville à pied. Évitez janvier et février si vous pouvez choisir ; sinon, logez près d'une station de MRT et comptez avec les retards. La semaine du Lebaran vide la ville (circulation excellente, commerces fermés) et le ramadan modifie les horaires des restaurants pendant un mois. Piège peu évident : la qualité de l'air se dégrade justement pendant la saison sèche, entre juillet et septembre. Consultez l'indice avant de prévoir une journée entière en plein air et emportez un masque si vous êtes sensible.

Les mêmes chiffres en tableau
MoisTempérature °CPluie mm
janvier25 à 31373
février25 à 31381
mars26 à 32210
avril26 à 33164
mai26 à 33103
juin ·26 à 3380
juillet ·25 à 3378
août ·25 à 3352
septembre ·26 à 3361
octobre26 à 33112
novembre26 à 33135
décembre26 à 32183

Les conseils de Nilo

Depuis l'aéroport, prenez le train : la voiture coûte jusqu'à 400 000 IDR

Le train est la seule partie du trajet d'arrivée qui ne dépend pas de la circulation, et la voiture sur la même distance peut prendre deux heures. Le train part toutes les 30 minutes entre 6 h 20 et 23 h 20 et arrive à BNI City en environ 46 minutes, pour environ 70 000 IDR, contre 250 000 à 400 000 en voiture avec péage. Ne prenez la voiture que si votre vol arrive en dehors des horaires du train, et ne prévoyez jamais d'entrer dans le centre entre 16 h et 20 h.

Achetez la carte JakLingko avant le premier tourniquet

Les tourniquets des transports ne vendent pas de billet en espèces : achetez donc la JakLingko, ou une carte de monnaie électronique bancaire, avant votre premier trajet. Sans elle, vous restez dans la file pendant que le TransJakarta à 3 500 IDR s'en va. La même carte règle le MRT, de 3 000 à 14 000 IDR, et le KRL, à partir de 3 000.

Le dimanche, marchez sur Sudirman de 6 h à 10 h

Pendant le Car Free Day du dimanche, de 6 h à 10 h, on peut marcher sans crainte des motos sur Sudirman–Thamrin. En contrepartie, gardez le Monas pour un jour de semaine : le week-end et les jours fériés, la file pour le belvédère est longue.

Istiqlal juste après 9 h

En arrivant peu après 9 h, vous faites la visite avant la chaleur. La visite guidée de l'Istiqlal, la plus grande mosquée d'Asie du Sud-Est, est gratuite ; évitez le vendredi à midi. En sortant, traversez le Terowongan Silaturahmi, un tunnel ouvert en 2024 qui relie la mosquée à la cathédrale de 1901, de l'autre côté de la rue.

En retard, appelez un ojek via Gojek ou Grab

L'ojek à moto commandé par appli se faufile là où la voiture est bloquée et règle le trajet en quelques minutes. Commandez toujours via Gojek ou Grab, plutôt que de héler un taxi dans la rue.

Mangez dans la rue après 18 h, quand les stands ambulants s'installent

C'est l'heure où apparaît le chariot de martabak, qui vend les deux versions : le telur, crêpe salée à l'œuf et à la viande hachée, et le manis, pâte épaisse et sucrée au lait concentré ou au chocolat, pour 60 000 à 120 000 IDR la grande boîte. Prenez des espèces, car tous les stands n'acceptent pas le paiement par QRIS.

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À voir

Jakarta : terrain bas, treize rivières et l'affaissement du sol

Treize rivières traversent la ville du sud au nord, descendant des montagnes de Bogor jusqu'à la baie, et la principale est la Ciliwung. C'est pourquoi la pluie tombée à 60 km de là atteint Jakarta quelques heures plus tard.

Statue en pierre d'un taureau couché, avec collier et ornements sculptés, sur une pelouse.
Statue de Nandi, Musée national

Musée national (Museum Gajah)

IncontournableCentral Jakarta

Fondé en 1778 par la Société des arts et des sciences de Batavia, il détient la plus grande collection archéologique et ethnographique du pays, dont la borne portugaise de 1522. Son surnom vient de l'éléphant de bronze offert par le roi du Siam en 1871. Il a fermé après un incendie en septembre 2023 et rouvert en octobre 2024.

Le musée, qui doit son surnom à l'éléphant de bronze offert par le roi du Siam en 1871, conserve la plus grande collection archéologique et ethnographique du pays, une collection qui inclut le padrão portugais de 1522. Le musée a fermé après l'incendie et a rouvert ses portes au public en 2024.

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Temple rouge et or au toit incurvé aux avant-toits relevés, un brûle-encens devant.
Vihara Dharma Bhakti

Vihara Dharma Bhakti (Jin De Yuan)

IncontournableGlodok

Le plus ancien temple chinois de Jakarta, datant de 1650, à Petak Sembilan. Il a été reconstruit après l'incendie de mars 2015 ; la cour se remplit de bougies d'un mètre de haut pour le Nouvel An lunaire, avec des vendeurs d'oiseaux et de tortues destinés à être relâchés.

Le plus ancien temple chinois de la ville a été reconstruit après l'incendie de mars 2015, et au Nouvel An lunaire on y trouve des cierges d'un mètre de haut et des vendeurs d'oiseaux et de tortues destinés à être relâchés.

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Maison en bois sur pilotis au toit de tuiles, au bord d'un lac où se reflètent des arbres.
Maison sur pilotis betawi, à Setu Babakan

Setu Babakan

IncontournableJacarta

Village culturel betawi autour d'un lac dans le sud de la ville, créé en 2000 pour préserver la culture de la population d'origine de Jakarta. Le week-end, on y trouve des spectacles d'ondel-ondel, de silat et de gambang kromong, ainsi que des étals de kerak telor, de soto Betawi et de bir pletok.

Un village autour d'un lac au sud, créé en 2000, préserve la culture des habitants d'origine de la ville ; le samedi et le dimanche, on y voit des ondel-ondel, du silat et du gambang kromong sur scène, et on y mange du kerak telor et du soto.

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Église en brique sombre avec deux hautes tours pointues et une rosace centrale.
cathédrale Sainte-Marie de Jakarta

Cathédrale de Jakarta

Vaut la visiteJacarta · Jusqu’à une demi-heure

Église néogothique achevée en 1901, avec trois flèches en fer, de l'autre côté de la rue par rapport à l'Istiqlal. Depuis 2024, les deux édifices sont reliés par un tunnel piétonnier, le Terowongan Silaturahmi, inauguré comme symbole de coexistence religieuse.

La cathédrale a été achevée en 1901, avec des flèches en fer, de l'autre côté de la rue de l'Istiqlal, et en 2024 le tunnel Terowongan Silaturahmi, symbole de coexistence religieuse, est entré en service et a relié la cathédrale à l'Istiqlal.

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Canon en bronze sombre sur un socle de maçonnerie rouge, pointé vers l'appareil photo sur la place.
Canon Si Jagur, sur Taman Fatahillah

Taman Fatahillah et le musée d'Histoire

Vaut la visite

La place centrale de Batavia, avec l'ancien Stadhuis de 1710 (siège de l'administration de la VOC, tribunal et prison), aujourd'hui Museum Sejarah Jakarta, avec les cachots où fut retenu Untung Surapati. Sur la même place, le musée Wayang (marionnettes) et le musée des Beaux-Arts et de la Céramique.

La place centrale de Batavia abrite le Stadhuis de 1710, siège de la VOC, qui a servi de tribunal et de prison, avec des cachots où Untung Surapati a été détenu, et sur la même place se trouvent le musée Wayang, consacré aux marionnettes, et celui des Beaux-Arts et de la Céramique.

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Bateau en bois au quai de Sunda Kelapa, avec l'eau du canal et de hauts immeubles au fond.
Port de Sunda Kelapa

Port de Sunda Kelapa

Vaut la visiteNorth Jakarta · Jusqu’à une demi-heure

Le port originel de la ville, encore en activité pour les pinisi, goélettes en bois construites à Sulawesi qui transportent du bois et du ciment entre les îles. Entrée symbolique ; les dockers traversent des planches avec des sacs sur le dos, comme il y a un siècle.

Le port d'origine de la ville reçoit encore les pinisi, goélettes en bois de Sulawesi chargées à la main par des dockers qui traversent des planches avec des sacs sur le dos. L'entrée est symbolique et la visite est courte : intégrez-la sur le trajet entre Kota Tua et Glodok.

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Maisons Toraja du pavillon de Sulawesi du Sud, aux toits courbes et plateformes sur piliers, à Taman Mini.
Maisons Toraja à Taman Mini

Taman Mini Indonesia Indah

S’il reste du tempsCipayung

Parc à thème ouvert en 1975, avec des pavillons d'architecture traditionnelle des provinces autour d'un lac reproduisant la carte de l'archipel à l'échelle. Il a connu une rénovation complète en 2021–2022 pour le sommet du G20. Trop grand pour se parcourir à pied : prenez le téléphérique ou le petit train.

Parc à thème de 1975 si grand que la visite se fait en téléphérique ou en petit train, et il se trouve loin, dans une ville où six kilomètres prennent 50 minutes entre 16 h et 20 h. Il présente les provinces dans des pavillons d'exposition, tandis que Setu Babakan et Glodok montrent la culture locale au quotidien.

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Salle du Museum MACAN dont le plafond, les murs et le sol sont couverts de peinture de nombreuses couleurs, avec des tiges sortant de trous dans le plancher.
Installation colorée au Museum MACAN, 25 mai 2021

Museum MACAN

S’il reste du tempsJacarta · Jusqu’à une demi-heure

Ouvert en novembre 2017 à Kebon Jeruk, ce fut le premier musée du pays à réunir une collection permanente d'art moderne et contemporain international aux côtés de l'art indonésien. Il propose de grandes expositions et une salle pour enfants confiée à des artistes.

Il a ouvert en novembre 2017 à Kebon Jeruk, à l'écart de l'axe du MRT entre Bundaran HI et Blok M, le seul semblant de centre que possède Jakarta. Dans une ville aux collections modestes, où le meilleur programme reste la nourriture et la musique, il se justifie par l'exposition en cours, pas par sa collection.

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L’itinéraire de Nilo

Commencez par le programme de base, puis choisissez les prolongements selon votre temps.

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  1. Jour 1 · Batavia, le port et le quartier chinois

    1. Commencez à 8 h au Musée national (Museum Gajah), sur Merdeka Barat, avant la chaleur ; prévoyez 1 h 30 pour l'archéologie et le padrão portugais de 1522.

    2. Traversez jusqu'au Monas, montez au belvédère de 115 m et descendez vers les 51 dioramas du sous-sol ; en semaine, la file est courte.

    3. Prenez le KRL à Juanda ou Gondangdia jusqu'à la gare de Jakarta Kota (1888) et marchez jusqu'à la place Fatahillah : le Museum Sejarah Jakarta dans le Stadhuis de 1710 et le musée Wayang juste à côté.

    4. Continuez à pied ou en bajaj jusqu'au port de Sunda Kelapa pour voir le chargement des pinisi ; revenez par Glodok, entrez au Vihara Dharma Bhakti et mangez un bakmi à Petak Sembilan.

    5. Dînez d'un soto Betawi ou d'un kerak telor dans le coin et n'appelez un Grab pour rentrer qu'après 20 h, quand se termine l'heure de pointe qui commence à 16 h.

Si vous restez plus longtemps

  1. Jour 2 · Le Jakarta du XXe siècle

    1. Faites juste après 9 h la visite guidée gratuite de la mosquée Istiqlal (pantalon long ; tunique prêtée à l'entrée) et traversez le Terowongan Silaturahmi jusqu'à la cathédrale de 1901.

    2. Déjeunez à Cikini, dans l'un des vieux cafés à côté du Taman Ismail Marzuki, et consultez le programme du complexe artistique.

    3. Passez l'après-midi à Menteng, entre le Taman Suropati et le marché aux antiquités de Jalan Surabaya, et partez avant 16 h, quand commence l'heure de pointe.

    4. Prenez le MRT, qui échappe aux embouteillages, de Bundaran HI à Blok M, et promenez-vous dans le Little Tokyo de Jalan Melawai en début de soirée.

    5. Dînez à Senopati ou restez à Blok M, où la soirée coûte moins cher, et sur le chemin du retour, achetez un martabak manis au stand du coin, qui s'installe après 18 h.

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Cuisine

Illustration par IA

Kerak telor

Plat salé betawi de riz gluant à l'œuf de canard, frit dans une poêle retournée sur le charbon, garni de noix de coco râpée grillée (serundeng) et de crevettes séchées. Vendu dans la rue près du Monas, à Setu Babakan et à la foire annuelle de la ville ; environ 25 000 à 40 000 IDR.

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Soto Betawi

Soupe de bœuf et d'abats au lait de coco ou au lait de vache, avec tomate, pomme de terre, oignons frits et emping (chips de melinjo). Se mange avec du riz, à toute heure ; les échoppes les plus anciennes se trouvent à Kebon Sirih et dans le sud.

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Nasi uduk

Riz cuit dans du lait de coco avec de la feuille de pandan, servi avec du poulet frit, du tempe orek, du pepesan et du sambal aux cacahuètes. Dans une bonne partie de la ville, c'est un petit-déjeuner, mais sur Jalan Kebon Kacang, derrière Thamrin, l'adresse classique, il se sert le soir, avec des étals à partir de 18 h.

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Ketoprak et gado-gado

Deux plats à la sauce cacahuète : le ketoprak est la version de Jakarta, avec du lontong, du tofu, des vermicelles de riz et des germes de soja ; le gado-gado réunit des légumes bouillis, un œuf et de la pomme de terre. Les deux se vendent dans des stands ambulants, prêts en trois minutes, pour 20 000 à 35 000 IDR.

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Martabak

Au même stand ambulant, deux choses bien différentes : le martabak telur, une crêpe salée farcie d'œuf, de poireau et de viande hachée, et le martabak manis (terang bulan), une pâte sucrée épaisse garnie de lait concentré, de fromage, de chocolat ou de cacahuètes. On ne le trouve qu'après 18 h ; la grande boîte coûte 60 000 à 120 000 IDR.

Illustration par IA

Nasi Padang

Cuisine minangkabau de Sumatra, omniprésente à Jakarta : les plats arrivent empilés sur la table et vous ne payez que ce que vous touchez. Commandez du rendang, de l'ayam pop, un gulai de jacque et du sambal ijo ; un repas copieux pour 35 000 à 70 000 IDR.

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Sate et bakmi

Brochettes de poulet ou de chèvre à la sauce cacahuète ou au soja sucré, grillées sur le trottoir avec un éventail manuel ; et le bakmi, la nouille sino-indonésienne, servie avec du poulet, des wontons et un bol de bouillon à part, une spécialité de Glodok et Kelapa Gading.

Illustration par IA

Boissons : kopi susu gula aren, es cendol et bir pletok

Le café glacé au lait et au sucre de palme coûte 18 000 à 28 000 IDR dans les chaînes locales ; l'es cendol et l'es selendang mayang sont des desserts liquides à base de lait de coco et de glace pilée ; le bir pletok est une boisson betawi au gingembre et aux épices, rouge et sans alcool, inventée comme substitut au vin colonial.

Excursions à la journée

Des dizaines d'îles basses dispersées dans la mer bleue, vues d'un avion.
Kepulauan Seribu, les îles · Rochelimit · CC BY-SA 3.0

Les Mille Îles (Kepulauan Seribu)

Les hors-bord partent de Marina Ancol et du port de Kaliadem/Muara Angke et prennent 1 h à 2 h jusqu'à Pulau Pramuka, Pari, Tidung ou Macan. L'aller-retour dans la journée est faisable ; 200 000 à 500 000 IDR par trajet, départ tôt le matin et retour en milieu d'après-midi.

Étang avec un jet d'eau, une pelouse et de grands arbres.
Bogor, le jardin botanique · Apri DAV · CC BY-SA 4.0

Bogor

À 60 km au sud, 1 h à 1 h 30 en KRL Commuterline pour environ 5 000 IDR, au départ de Manggarai ou Juanda. On y trouve le jardin botanique de 1817, le palais présidentiel avec ses cerfs et une température 4 à 5 °C plus basse ; il pleut presque tous les après-midi, d'où le surnom de « ville de la pluie ».

La ville au fond d'une vallée, avec des volcans bleus derrière, sous un ciel clair.
Bandung, la vallée · Lokamaya · CC BY-SA 4.0

Bandung

À 150 km au sud-est ; le train à grande vitesse Whoosh relie Halim à Bandung en environ 46 minutes, pour 200 000 à 350 000 IDR. Ça vaut le détour pour l'architecture art déco des années 1920, la cuisine soundanaise et le volcan Tangkuban Perahu, à 30 km du centre.

Par où commencer

Le Jakarta du XXe siècle

Le Jakarta du XXe siècle

Faites juste après 9 h la visite guidée gratuite de la mosquée Istiqlal (pantalon long ; tunique prêtée à l'entrée) et traversez le Terowongan Silaturahmi jusqu'à la cathédrale de 1901.

La culture betawi et le sud verdoyant

La culture betawi et le sud verdoyant

Si c'est un dimanche, commencez au Car Free Day de Sudirman–Thamrin, de 6 h à 10 h, quand l'avenue appartient uniquement aux piétons, aux cyclistes et aux étals.

Argent

La monnaie est la roupie indonésienne (IDR), et elle arrive avec beaucoup de zéros : 100 000 IDR valent environ 6 dollars ou 29 reals en 2026. Les premiers jours, comptez les zéros deux fois avant de payer. Les prix du quotidien : repas dans un warteg ou un stand ambulant 15 000 à 30 000 IDR ; plat dans un restaurant de gamme moyenne 60 000 à 150 000 IDR ; café de chaîne 25 000 à 45 000 IDR ; bière Bintang 40 000 à 70 000 IDR dans un bar, parce que l'alcool est lourdement taxé ; TransJakarta 3 500 IDR ; courte course en voiture Grab 25 000 à 50 000 IDR ; hôtel trois étoiles 500 000 à 1 million IDR la nuit. Le QR code QRIS est accepté presque partout, mais il exige un portefeuille numérique indonésien. Emportez du liquide en petites coupures pour les étals. Les cartes internationales fonctionnent dans les centres commerciaux, les hôtels et les chaînes. Retirez aux distributeurs situés dans les centres commerciaux ou les agences bancaires, jamais aux distributeurs isolés dans la rue. Pour changer de l'argent, passez par des bureaux de change agréés (Ayu Masagung, Dolarindo, dans le centre) plutôt que par l'aéroport ou l'hôtel, et apportez des billets neufs et sans marque : un billet froissé est refusé avec une parfaite courtoisie et aucune souplesse. Le pourboire n'est pas obligatoire : les restaurants avec service à table ajoutent « ++ », c'est-à-dire 10 % de taxe régionale plus 5 à 10 % de service ; pour les chauffeurs et les porteurs, il suffit d'arrondir de 10 000 à 20 000 IDR.

Arriver et se déplacer

L'aéroport Soekarno-Hatta est à 30 km, mais la distance est la partie facile

L'aéroport international Soekarno–Hatta (CGK) se trouve à 30 km à l'ouest du centre, et la distance est la partie facile. Le train est l'option prévisible : la ligne Soekarno–Hatta relie le terminal à BNI City/Sudirman Baru et Manggarai en environ 46 minutes, avec des départs toutes les 30 minutes entre 6 h 20 et 23 h 20 et un billet autour de 70 000 IDR. Les bus DAMRI vont à Gambir, Blok M, Bekasi et Bogor pour 40 000 à 75 000 IDR. En taxi Blue Bird ou via Grab/Gojek, comptez 250 000 à 400 000 IDR avec péage et entre 45 minutes et deux heures, selon l'heure. C'est la même route dans les deux cas, ce qui change, c'est l'heure de la journée. Évitez d'arriver au centre entre 16 h et 20 h. Le second aéroport, Halim Perdanakusuma (HLP), dessert les vols intérieurs et sert de terminal au train à grande vitesse Whoosh, qui relie Jakarta à Bandung en environ 46 minutes depuis octobre 2023.

Le plus grand réseau de BRT au monde

En ville, le TransJakarta est l'épine dorsale du réseau : le plus long réseau de BRT du monde, avec environ 250 km de couloirs plus des lignes de rabattement, un tarif unique de 3 500 IDR et certains couloirs ouverts 24 heures sur 24. Le MRT suit l'axe nord-sud entre Lebak Bulus et Bundaran HI (16 km, 13 stations, ouvert le 24 mars 2019), pour 3 000 à 14 000 IDR ; le prolongement jusqu'au Monas est attendu pour 2027, et jusqu'à Kota Tua pour 2029. Le LRT Jakarta (Pegangsaan Dua–Velodrome), le LRT Jabodebek vers Bekasi et Cibubur (ouvert le 28 août 2023) et les trains de banlieue KRL Commuterline, à partir de 3 000 IDR, complètent le réseau. Tout se paie par carte : la JakLingko noire relie les différents modes et plafonne le trajet combiné à 10 000 IDR, et les cartes de paiement électronique des banques (Flazz, e-Money, TapCash, Brizzi) passent au tourniquet ; achetez-en une avant d'en avoir besoin. Pour le reste, utilisez les applications Gojek et Grab : la moto (ojek) coûte 15 000 à 35 000 IDR pour une courte course, casque fourni, et passe là où la voiture reste coincée. Taxi de rue : uniquement Blue Bird ou Silver Bird, en demandant « pakai argo » (au compteur). On peut marcher à Thamrin, Sudirman, Blok M et Kota Tua ; ailleurs, les trottoirs disparaissent et les passerelles piétonnes (JPO) sont la seule traversée sûre.

Sécurité

Jakarta connaît peu de criminalité violente contre les visiteurs pour une métropole de 32 millions d'habitants, en comptant toute l'agglomération de Jabodetabek. Les vrais risques sont la circulation, l'air, la dengue et l'eau. Les motos roulent sur le trottoir et à contresens : traversez donc sur un passage piéton, la main levée, en regardant le flux plutôt que le feu. Le vol vient de l'inattention : un téléphone arraché de la main sur le trottoir ou par la vitre d'une voiture à l'arrêt, les poches fouillées dans la foule de Tanah Abang, de Pasar Senen et dans les wagons du KRL aux heures de pointe. Prenez le wagon réservé aux femmes le cas échéant et ne laissez pas votre téléphone en vue sur le siège de la voiture. Arnaques courantes : taxi sans compteur, le « c'est fermé aujourd'hui, je vous emmène ailleurs » à la sortie de Kota Tua et du Monas, et le clonage de carte aux distributeurs isolés. Préférez les distributeurs à l'intérieur des banques et des centres commerciaux. Les manifestations se concentrent autour du palais Merdeka, du bâtiment du DPR/MPR et de la Patung Kuda, parfois avec des routes bloquées et des gaz lacrymogènes ; suivez l'actualité et évitez le secteur ce jour-là. Pendant les pluies de janvier et février, évitez les passages souterrains et n'entrez pas dans l'eau des inondations. Urgences : 112.

Codes de politesse

La main droite règle tout

Mangez, tendez de l'argent, recevez la monnaie et désignez un menu de la main droite, car la gauche est réservée à l'hygiène. Pour tendre quelque chose à une personne plus âgée, utilisez la droite en soutenant le coude avec la gauche.

Les chaussures restent à la porte

Retirez vos chaussures en entrant dans les maisons, les mosquées, certaines boutiques et les restaurants avec plateforme surélevée (lesehan). S'il y a des chaussures alignées à l'entrée, c'est l'indication à suivre.

Ne touchez pas les têtes, pointez avec le pouce

La tête est la partie la plus respectée du corps, y compris celle des enfants. Pour indiquer une direction ou une personne, utilisez le pouce de la main droite, paume vers le haut ; pointer avec l'index est impoli.

Les règles de la mosquée

Couvrez épaules et genoux ; les femmes reçoivent une mukena ou une robe prêtée à l'entrée. Ne passez pas devant quelqu'un en train de prier et évitez de visiter entre 11 h 30 et 13 h le vendredi, l'heure de la prière collective.

« Belum » n'est presque jamais « oui »

Le conflit direct est évité : « belum » (pas encore) et un sourire signifient souvent non. Élever la voix dans une discussion fait perdre la face aux deux parties et n'accélère rien : insister doucement fonctionne mieux.

Discrétion en public et pendant le ramadan

S'embrasser et se prendre dans les bras dans la rue détonne, et les tenues courtes sont acceptées dans les centres commerciaux et les bars du sud mais pas dans les quartiers résidentiels ou religieux. Pendant le ramadan, ne mangez, ne buvez et ne fumez pas dans la rue en journée.

Erreurs à éviter

Six kilomètres peuvent prendre 50 minutes

Calculer la distance sur la carte. Aux heures de pointe, six kilomètres peuvent prendre jusqu'à 50 minutes, aussi bien entre 7 h et 10 h qu'entre 16 h et 20 h. Prévoyez toujours une marge et privilégiez la moto par application quand l'horaire presse.

Marcher entre deux points à midi

Essayer de marcher entre deux points à midi. Loin du quadrilatère central, le trottoir disparaît, il n'y a pas d'ombre et la traversée n'existe que par la passerelle ; un trajet de 20 minutes devient un problème de sécurité.

L'axe du MRT définit le centre : de HI à Blok M

Chercher un hôtel « dans le centre ». Jakarta n'en a pas ; ce qui existe, c'est l'axe du MRT, entre Bundaran HI et Blok M. Loger à Kemang ou Kelapa Gading sans voiture coûte des heures par jour.

Un taxi de rue qui n'est pas Blue Bird

Monter dans un taxi de rue qui n'est pas Blue Bird ou Silver Bird. Des voitures d'apparence similaire utilisent des noms proches et un compteur trafiqué ; demandez-en un via l'application ou vérifiez le logo et le badge du chauffeur.

Voir le Monas et Kota Tua sans goûter à la cuisine de rue

Faire le Monas et Kota Tua puis rentrer à l'hôtel sans manger dans la rue. Ce qui fait vivre Jakarta, c'est la nourriture et les sorties nocturnes : le bakmi de Petak Sembilan se trouve à deux pas de la place Fatahillah, et Blok M et Senopati méritent au moins une soirée.

Expressions utiles

Selamat pagi / selamat malam

Bonjour / bonsoir (les salutations changent selon l'heure : pagi jusqu'à 11 h, siang jusqu'à 15 h, sore jusqu'au coucher du soleil, malam après)

Terima kasih: sama-sama

Merci : de rien

Permisi

Pardon ; sert à demander le passage, à appeler le serveur et à entrer à peu près n'importe où

Berapa harganya?

Combien ça coûte ?

Tidak pedas, ya

Sans piment, s'il vous plaît (pedas = épicé ; « sedikit pedas » signifie « un peu épicé »)

Sebentar

Un instant : dans la pratique, un temps élastique ; les Indonésiens appellent ça « jam karet », l'heure caoutchouc

Quartiers

Kota Tua

Ce qu'il reste de Batavia, autour de la place Fatahillah, avec l'ancien Stadhuis de 1710, trois musées et le Café Batavia dans un bâtiment de 1830. La place est fermée aux voitures le week-end, et la municipalité a lancé mi-2026 une revitalisation qui inclut Glodok et Pasar Baru.

Temple rouge et or au toit incurvé aux avant-toits relevés, un brûle-encens devant.
Vihara Dharma Bhakti

Glodok

Le quartier chinois créé en 1741, après le massacre, et toujours le plus grand pôle chinois d'Indonésie. La ruelle de Petak Sembilan concentre des étals de fruits, d'herbes, d'encens et le temple Jin De Yuan ; autour, des grossistes en électronique et des restaurants de bakmi ouverts dès 6 h.

Menteng et Cikini

Faubourg-jardin conçu à partir de 1910 par P.A.J. Moojen, aujourd'hui parsemé d'ambassades, de maisons d'architectes et du marché aux antiquités de Jalan Surabaya. Cikini, juste à côté, abrite le complexe artistique Taman Ismail Marzuki, rouvert en 2022, et de vieux cafés.

Tour haute et étroite, blanche, se rétrécissant vers une petite flamme dorée au sommet, sur une large base.
Monumen Nasional

Thamrin et le centre de Menteng

L'axe institutionnel : le Monas, le palais présidentiel, les ministères, les hôtels et le rond-point Bundaran HI avec le monument Selamat Datang de 1962. Le dimanche, de 6 h à 10 h, l'avenue devient un Car Free Day et se remplit de coureurs et de vendeurs ambulants.

SCBD et Senayan

Le quartier financier de Sudirman, avec les tours les plus hautes du pays, le complexe sportif Gelora Bung Karno de 1962 et des centres commerciaux comme Pacific Place et Plaza Senayan. Senopati et Gunawarman, juste à côté, concentrent les restaurants et bars les plus chers de la ville.

Blok M et Kebayoran Baru

Ville satellite planifiée entre 1948 et 1955, aujourd'hui reliée au centre par le MRT. Blok M a le terminal de bus, le marché de rue et le « Little Tokyo » de Jalan Melawai, avec izakayas et karaokés, en plus de la vie nocturne la moins chère et la plus accessible de Jakarta.

Kemang et Cipete

Un sud résidentiel devenu le quartier des étrangers dans les années 1990 : des maisons transformées en cafés, galeries, friperies et bars. C'est là qu'on mange la cuisine d'autres pays, et où la circulation du vendredi soir est pire que dans le centre.

Ancol, Sunda Kelapa et Kelapa Gading

Le front de mer : le parc Ancol avec sa plage urbaine, sa marina et le parc d'attractions Dufan ; à côté, le port historique de Sunda Kelapa, avec les goélettes qui relient encore Jakarta aux autres îles. Kelapa Gading, plus à l'est, est le quartier sino-indonésien de la gastronomie, ouvert tard.

Histoire

XIIe siècle–1522 · Sunda Kelapa

Le port du royaume hindou de Sonde, à l'embouchure de la rivière Ciliwung, exporte du poivre vers la Chine et le Malabar. En 1522 il signe avec les Portugais un traité autorisant un fort qui ne sera jamais construit ; la borne de pierre de cet accord se trouve au Musée national.

22 juin 1527 · Fatahillah et Jayakarta

Des troupes de Demak et Cirebon commandées par Fatahillah chassent les Portugais et rebaptisent le port Jayakarta, « victoire complète ». La date reste l'anniversaire officiel de la ville aujourd'hui encore.

1619 · Batavia, siège de la VOC

Jan Pieterszoon Coen rase Jayakarta et érige Batavia en quartier général asiatique de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Le plan copie Amsterdam, avec canaux et remparts, et sous le climat tropical les canaux stagnants deviennent un foyer de paludisme.

octobre 1740 · Le massacre des Chinois

La répression de la VOC contre la population chinoise de Batavia tue environ 10 000 personnes en deux semaines. Les survivants sont relogés hors des remparts, dans le quartier qui deviendra Glodok.

1808–1811 · Daendels déplace la ville

Le gouverneur Herman Willem Daendels démolit une bonne partie de la ville fortifiée, jugée insalubre, et transfère le centre administratif au sud, à Weltevreden. C'est l'origine de l'axe Lapangan Banteng–Merdeka.

1811–1816 · L'interrègne britannique

Thomas Stamford Raffles gouverne Java pour la Compagnie britannique des Indes orientales et écrit The History of Java. La colonie revient aux Néerlandais en 1816.

Photographie sépia de maisons aux toits en pente le long d’un canal inondé à Batavia, avec des bateaux et des habitants sur les balcons.
Quartier chinois près de la rivière, Batavia, v. 1880, 1900 · Unknown author Unknown author

1942–1945 · Occupation japonaise et le nom de Jakarta

Le Japon prend Java en mars 1942, interne les Néerlandais et rend à la ville le nom de Jakarta. Trois siècles de Batavia s'achèvent sur un simple décret.

17 août 1945 · La Proclamation

Sukarno et Mohammad Hatta lisent la proclamation d'indépendance au 56 Jalan Pegangsaan Timur, aujourd'hui Jalan Proklamasi. Une guerre de quatre ans s'ensuit ; les Pays-Bas reconnaissent la souveraineté indonésienne en décembre 1949 et Jakarta devient capitale.

Une maison blanche de deux étages, avec des fenêtres jaunes et des drapeaux dans le jardin, sans personne.
Le musée de la proclamation, à Jalan Proklamasi, photographié le 29 janvier 2019 par Davidelit, sans personne. Sukarno et Mohammad Hatta ont lu la proclamation d’indépendance au Jalan Pegangsaan Timur 56, aujourd’hui Jalan Proklamasi. Les Pays-Bas ont reconnu la souveraineté en décembre 1949. La photo montre la maison en 2019, pas la lecture. · Davidelit

1961–1975 · La ville monumentale de Sukarno

Le Monas est édifié entre 1961 et 1975, aux côtés de la mosquée Istiqlal, du stade Gelora Bung Karno (1962) et du monument Selamat Datang. Ali Sadikin, gouverneur de 1966 à 1977, met de l'ordre dans la ville, crée le Taman Ismail Marzuki et finance la culture grâce à une taxe sur les casinos.

1998 · Le Krismon et les émeutes de mai

La crise financière asiatique fait chuter la roupie ; quatre étudiants sont tués à l'université Trisakti le 12 mai, suivis de trois jours de pillages et de violences contre la communauté sino-indonésienne. Suharto démissionne le 21 mai, après 32 ans au pouvoir.

Bâtiments d’un campus avec une tour centrale, un toit en pyramide et des palmiers.
Les bâtiments du campus · Martha19031986

2019–2026 · Rails, Nusantara et la mer

Le MRT a ouvert le 24 mars 2019 et le LRT Jabodebek le 28 août 2023. La loi de 2022 a transféré la capitale à Nusantara, mais Jakarta reste la capitale en 2026, et Nusantara ne doit devenir « capitale politique » qu'en 2028. En janvier 2026, le gouvernement de la ville a annoncé pour septembre le début des travaux du Giant Sea Wall, une digue de 19 km dans la baie ; en août, le gouverneur a admis que la date dépendait du gouvernement fédéral, et le chantier n'avait toujours pas de début confirmé.

Station élevée sombre, avec un écran de métal, une rue et des fils.Illustration par IA
Une station élevée du MRT de Jakarta
Histoire complète

Avant les Hollandais, un port du poivre

Avant l'arrivée des Hollandais, l'endroit était un port du poivre. Sunda Kelapa, à l'embouchure du Ciliwung, dépendait du royaume hindou de Sonde et commerçait avec la Chine, l'Inde et l'archipel depuis au moins le XIIe siècle. En 1522, le roi de Sonde a signé avec Henrique Leme un traité qui autorisait les Portugais à construire un fort en échange d'une protection contre le sultanat de Demak ; le fort n'a jamais dépassé le stade du projet. Le 22 juin 1527, une armée de Demak et de Cirebon menée par Fatahillah a pris le port et l'a rebaptisé Jayakarta. La ville est ensuite passée au sultanat de Banten et elle est devenue, au début du XVIIe siècle, un comptoir que se disputaient Anglais et Hollandais.

Coen rase Jayakarta en 1619

En 1619, Jan Pieterszoon Coen a réglé le différend en rasant Jayakarta et en fondant Batavia sur les ruines. Pendant 180 ans, la ville fut le centre de commandement de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) dans toute l'Asie : canaux rectilignes, remparts, maisons en brique, une population majoritairement réduite en esclavage et un commerce d'épices, de café et de sucre reposant sur le travail forcé. Les canaux stagnants ont créé des épidémies de paludisme qui ont valu à Batavia sa réputation de « cimetière de l'Orient ». La communauté chinoise, essentielle au commerce et aux plantations de sucre, fut massacrée en octobre 1740, environ 10 000 morts, et relogée à Glodok, hors des remparts, où le Chinatown subsiste. La VOC fit faillite en 1799, l'État néerlandais reprit la colonie et, entre 1808 et 1811, Daendels démolit la vieille ville et déplaça le gouvernement vers le sud, à Weltevreden. Raffles gouverna pour les Britanniques de 1811 à 1816 ; les Pays-Bas reprirent tout ensuite.

Batavia devient capitale administrative

Le XIXe siècle et le début du XXe ont fait de Batavia la capitale administrative d'un empire de plantations. Le train est arrivé en 1873, le tramway électrique en 1899 et, à partir de 1910, l'urbaniste P.A.J. Moojen a dessiné Menteng, la première cité-jardin planifiée des Indes orientales, avec ses maisons à toit pentu et ses rues courbes, aujourd'hui le quartier des ambassades. Pendant ce temps, la population javanaise et sundanaise s'installait dans des kampungs, des villages urbains sans assainissement qui forment encore aujourd'hui le tissu entre les gratte-ciel. L'occupation japonaise de 1942 a mis fin à Batavia et rendu le nom de Jakarta. Le 17 août 1945, deux jours après la capitulation japonaise, Sukarno a lu la proclamation de l'indépendance devant sa maison. Après quatre ans de guerre et la reconnaissance néerlandaise en décembre 1949, une ville de moins d'un million d'habitants est devenue la capitale d'un pays de soixante-dix millions.

Sukarno a voulu que la capitale ait l'air d'une capitale

Sukarno voulait que la capitale ait l'air d'une capitale : entre 1961 et 1975, la ville se dote du Monas, de l'hôtel Indonesia, du stade Gelora Bung Karno pour les Jeux asiatiques de 1962 et des grandes avenues Thamrin et Sudirman, l'axe qui organise encore Jakarta aujourd'hui. La mosquée Istiqlal est entamée à la même époque et n'est achevée qu'en 1978. Le coup d'État de 1965 et les massacres de 1965-1966 ouvrent l'Ordre nouveau de Suharto, trente-deux ans d'industrialisation, d'investissements étrangers et de croissance démographique explosive : de 2,9 millions d'habitants en 1961 à plus de 8 millions en 1990. Le gouverneur Ali Sadikin (1966-1977) fait paver les rues, crée le Taman Ismail Marzuki et le Taman Mini, et légalise les jeux d'argent pour les financer. Dans les années 1990, centres commerciaux et résidences fermées remplacent la rue comme espace public. La crise asiatique de 1997-1998 fait chuter la roupie, et en mai 1998 des manifestations étudiantes, les morts de Trisakti et trois jours de pillages et de violences anti-chinoises se terminent par la démission de Suharto, le 21 mai.

Métro, eau et nouvelle capitale, de 2019 à aujourd'hui

En ce siècle, la ville tente de rattraper sa propre taille avec le rail. Le MRT a ouvert le 24 mars 2019 et le LRT Jabodebek le 28 août 2023, premières alternatives à une circulation qui met 50 minutes pour six kilomètres aux heures de pointe. Dans le même temps, le pompage des eaux souterraines fait s'enfoncer certains points du nord jusqu'à 25 cm par an, et la marée haute envahit le front de mer. Face à cela, une loi de 2022 a transféré le siège du gouvernement à Nusantara, dans l'est de Bornéo. Les fonds ont fondu sous le président Prabowo, la Cour constitutionnelle a confirmé que Jakarta reste la capitale et, en 2025-26, le projet a été redéfini en « capitale politique » à partir de 2028.

Géographie et forme de la ville

Terrain bas, treize rivières et l'affaissement

Jakarta est plate et basse : la moyenne se situe autour de 7 m au-dessus du niveau de la mer et environ 40 % du territoire, presque tout au nord, est déjà en dessous. Treize rivières traversent la ville du sud au nord (le Ciliwung est la principale), descendant des montagnes de Bogor jusqu'à la baie, ce qui signifie que la pluie tombée à 60 km de distance atteint Jakarta quelques heures plus tard. L'extraction d'eau souterraine, encore la principale source d'approvisionnement dans de nombreux quartiers, provoque une subsidence de 5 à 25 cm par an à Muara Baru et Pluit, et la combinaison du sol qui s'enfonce avec la marée haute (banjir rob) inonde le littoral plusieurs fois par an.

Mousson et une trame sans centre

Le climat est de type mousson tropicale, chaud et humide toute l'année. La trame urbaine n'a pas de centre unique : elle s'est développée depuis le port, au nord, vers le sud, le long de l'axe Gajah Mada–Thamrin–Sudirman, puis s'est étendue en superblocs de bureaux et résidences fermées séparés par des kampungs denses.

Peu de liaisons, trottoir rare, centre commercial en guise de place

Entre les grands axes, il y a peu de rues de liaison, ce qui pousse tout le trafic sur les mêmes avenues ; les trottoirs ont été refaits sur Thamrin et Sudirman mais disparaissent presque partout ailleurs, et la climatisation des plus de 80 centres commerciaux a fini par devenir l'espace public de la ville.

La pluie qui tombe sur les montagnes de Bogor, à 60 km, descend par le Ciliwung et atteint Jakarta des heures plus tard : c'est pourquoi la ville peut être inondée un jour où il n'y a presque pas plu sur elle.

Culture

Salle du Museum MACAN dont le plafond, les murs et le sol sont couverts de peinture de nombreuses couleurs, avec des tiges sortant de trous dans le plancher.
Museum MACAN · Installation colorée au Museum MACAN, 25 mai 2021

Jakarta a sa propre culture, la culture betawi

La culture propre de Jakarta est la culture betawi, née aux XVIIIe et XIXe siècles du mélange de Malais, Javanais, Soundanais, Balinais, Chinois, Arabes, Indiens et descendants de personnes réduites en esclavage et de mardijkers d'origine portugaise. En viennent le dialecte betawi qui colore l'indonésien parlé dans la rue, le théâtre populaire lenong, la musique gambang kromong (qui utilise le tehyan, un violon chinois, à côté du xylophone), les fanfares de cuivres tanjidor héritées des orchestres coloniaux et le keroncong, un son aux racines portugaises préservé à Kampung Tugu, au nord. Les ondel-ondel, marionnettes de trois mètres qui étaient des gardiens de village, apparaissent aujourd'hui aux mariages, aux inaugurations et, avec haut-parleur et tirelire, à n'importe quel feu rouge.

La capitale produit ce que le pays écoute

En tant que capitale, Jakarta produit presque tout ce que l'Indonésie écoute et regarde : les maisons de disques, les studios de cinéma, les chaînes de télévision et l'industrie du dangdut sont ici. Le cinéma indonésien a resurgi après 1998 avec des films tournés dans la ville, de « Ada Apa dengan Cinta ? » (2002) à « Gie » (2005), et aujourd'hui le pays sort plus de cent longs métrages par an. La scène indépendante est sortie de Jakarta (Efek Rumah Kaca, White Shoes & the Couples Company, Barasuara) et joue dans des festivals comme le Joyland et le Synchronize. Dans les arts visuels, le Museum MACAN, la Galeri Nasional, le Taman Ismail Marzuki rouvert en 2022 et la foire Art Jakarta forment un circuit qui a grandi avec le marché régional. Pramoedya Ananta Toer, le plus grand romancier du pays, a vécu et a été emprisonné dans la ville.

Cinq appels rythment la journée

Jakarta est majoritairement musulmane, et la journée est rythmée par cinq appels à la prière diffusés par haut-parleurs ; le vendredi, entre 11 h 30 et 13 h, les mosquées débordent et la circulation change. À leurs côtés vivent la cathédrale de 1901, de l'autre côté de la rue face à l'Istiqlal, les temples chinois de Glodok et des communautés hindoues et bouddhistes. Hors de la religion, la ville se retrouve au stade : le football du Persija et de ses supporters, la Jakmania, remplit le Gelora Bung Karno (78 000 places, rénové en 2018), et l'Indonesia Open fait le plein à l'Istora Senayan pour le badminton. Le soir, la vie se concentre à SCBD, Senopati, Kemang et Blok M. L'alcool est légal, mais cher et lourdement taxé, et une bonne partie de la vie sociale se passe dans les centres commerciaux, qui servent de place publique climatisée jusqu'à 22 h.

La journée est rythmée par cinq appels à la prière dans les haut-parleurs des mosquées, et ils suffisent pour connaître l'heure.

Fêtes et événements

Foule de visiteurs, certains masqués, circulant de nuit sous une toiture entre des stands éclairés à la Jakarta Fair 2022.
Jakarta Fair, 2022 · RasyaAbhirama13 · CC BY-SA 4.0

Pekan Raya Jakarta (Jakarta Fair)

De la mi-juin à la mi-juillet, sur le complexe JIExpo à Kemayoran, pour marquer l'anniversaire de la ville le 22 juin. C'est à la fois une foire industrielle, un parc d'attractions et un festival de concerts, avec des millions de visiteurs et les meilleurs étals de kerak telor de l'année.

Fidèles en blanc assis en rangs devant une chaire lors de la prière de l’Idul Fitri en plein air, avec le stade international de Jakarta au fond.
Prière de l’Aïd au stade international · DINAS KESEHATAN PROVINSI DKI JAKARTA · Public domain

Idul Fitri (Lebaran)

La fin du ramadan, à date mobile du calendrier lunaire : vers mars en 2027. Des millions de personnes voyagent vers leurs villes d'origine pour le mudik et Jakarta reste presque vide pendant une semaine : c'est le seul moment où la circulation disparaît, mais beaucoup de restaurants et de boutiques ferment.

Trois personnes de dos, avec des bouquets d’encens, devant le brasero du temple Jin De Yuan, à Glodok, le 28 janvier 2008.
Encens au Jin De Yuan, 28 janvier 2008 · Gunawan Kartapranata · CC BY-SA 3.0

Imlek à Glodok

Le Nouvel An lunaire chinois, en janvier ou février, publiquement interdit entre 1967 et 2000 et férié national depuis 2003. Le temple Jin De Yuan allume des bougies géantes, il y a du barongsai (danse du lion) dans les ruelles de Petak Sembilan et une distribution d'angpao.

Hélicoptères au-dessus du Monas, l'un d'eux remorquant le drapeau indonésien, au défilé aérien du 78e anniversaire de l'indépendance, le 17 août 2023.
Défilé aérien du 17 août 2023 · BPMI Sekretariat Presiden/Laily Rachev · Public domain

Hari Kemerdekaan, le 17 août

Le jour de l'Indépendance, avec une cérémonie du drapeau au palais Merdeka et, dans chaque rue, des courses en sac, le panjat pinang (grimper à un mât graissé) et des repas collectifs. Le 17 août 2026, le trajet en TransJakarta, MRT et LRT a coûté 1 roupie.

Stand blanc vide avec une toile bleue, une toile ocre et un piédestal blanc sans objet.Illustration par IA
Stand avec deux toiles · Nilo pelo mundo

Art Jakarta

Foire d'art contemporain organisée au second semestre, aujourd'hui au JIExpo Kemayoran, avec des galeries d'Asie du Sud-Est et d'Asie de l'Est. Elle lance une semaine de vernissages parallèles dans les galeries de Kemang, Menteng et du sud.

Livres et films

« Ce monde des hommes » (Bumi Manusia), Pramoedya Ananta Toer, 1980

Premier tome du Quatuor de Buru, écrit en prison puis censuré pendant trois décennies. Il explique la hiérarchie raciale et juridique des Indes orientales néerlandaises qui a façonné la ville ; Hanung Bramantyo l'a adapté au cinéma en 2019.

« Gie », Riri Riza, 2005

Biopic de Soe Hok Gie, étudiant et militant sino-indonésien, tourné à Jakarta et situé entre 1959 et 1969. Il montre le Jakarta de Sukarno, les manifestations et le silence qui a suivi 1965.

Benyamin Sueb, « Kompor Meleduk », 1979

L'acteur et chanteur betawi qui a transformé l'argot de Jakarta et le gambang kromong en musique populaire. Ses chansons passent encore dans les bus, les mariages et les fêtes foraines, et forment le portrait sonore de la ville avant les gratte-ciel.

Questions fréquentes

Jakarta : combien de temps perd-on dans les embouteillages aux heures de pointe ?

Aux heures de pointe, six kilomètres peuvent prendre jusqu'à 50 minutes, aussi bien entre 7 h et 10 h qu'entre 16 h et 20 h. Ajoutez toujours une marge à vos calculs et préférez la moto par application quand l'horaire se resserre.

Jakarta : comment aller de l'aéroport au centre-ville ?

Le train est l'option prévisible : la ligne Soekarno–Hatta relie le terminal à BNI City/Sudirman Baru et à Manggarai en environ 46 minutes, avec des départs toutes les 30 minutes entre 6 h 20 et 23 h 20, pour un billet autour de 70 000 IDR.

Jakarta : comment se rendre aux Mille Îles ?

Des vedettes partent de la marina d'Ancol et du port de Kaliadem/Muara Angke et mettent 1 à 2 heures pour atteindre Pulau Pramuka, Pari, Tidung ou Macan.

Jakarta : quelle est la monnaie et combien vaut-elle ?

La monnaie est la roupie indonésienne (IDR), et elle vient avec beaucoup de zéros : 100 000 IDR valent environ 6 $ US ou 29 R$ en 2026.

Jakarta : comment est le climat au fil de l'année ?

Le climat est de mousson tropicale, avec 24 à 33 °C et une humidité de 75 à 85 % toute l'année ; ce qui change d'un mois à l'autre, c'est la quantité de pluie, la température variant à peine.

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    Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.

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