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Nilo pelo mundo
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Esplanada das Mesquitas / Monte do Templo
ⓘPhoto: Yoav Dothan · Public domain

Israël

Jérusalem

Vieille Ville, Mur, Saint-Sépulcre et Dôme du Rocher

Voir l’itinéraire de 3 joursOuvrir Jérusalem sur la carte

Jours3
Quandavr–mai · oct–nov
Par personne/jourMoyenne de 450–750 ₪Gamme moyenne · par personne/jour

Jours Commencez par le programme de base, puis choisissez les prolongements selon votre temps.

Comment le guide arrive à ce chiffre

Le vendredi, les transports s'arrêtent l'après-midi, le samedi presque tout ferme, et le dimanche est le vrai jour ouvré. Consacrez le premier jour à la Vieille Ville, le deuxième aux musées hors des remparts et à Mahane Yehuda, et le troisième au mont des Oliviers et au côté oriental. Avec une seule journée, entrez par la porte de Jaffa à 7 h 30 et montez à l'Esplanade dans le premier créneau du matin, du dimanche au jeudi. Descendez ensuite au mur des Lamentations et suivez la Via Dolorosa jusqu'au Saint-Sépulcre, en vous arrêtant pour le houmous avant 15 h. Ce qui déçoit, c'est l'échelle : le Saint-Sépulcre est sombre, exigu et partagé entre six confessions. La coupole dorée ne se voit aussi que de l'extérieur, car les non-musulmans n'entrent pas dans le Dôme du Rocher ; ce qui se visite, c'est l'Esplanade autour, par créneaux courts. Malgré tout, aucun lieu ne réunit autant de sites sacrés dans si peu d'espace.

3

Quand Avril-mai et octobre-novembre ; 18-25 °C et peu de pluie

Comment le guide arrive à ce chiffre

Le climat est méditerranéen d'altitude, avec une saison sèche et une saison des pluies bien distinctes. De juin à septembre, il ne pleut pratiquement pas : il fait 28–32 °C l'après-midi, avec une humidité faible et des nuits qui descendent à 17–20 °C, ce qui rend l'été supportable à condition d'éviter le soleil entre 11 h et 16 h. De décembre à février, il fait 8–13 °C le jour et 4–7 °C la nuit, et presque toutes les précipitations annuelles, environ 550 mm, tombent à cette période, avec un vent fort ; il neige une ou deux fois par an, assez pour paralyser la ville une journée. Les meilleures fenêtres sont avril et mai, puis octobre et novembre, avec 18–25 °C, un ciel dégagé et de longues journées. En avril, mai ou septembre, méfiez-vous du sharav (khamsin), un vent sec et chaud du désert qui peut pousser le thermomètre à 35 °C pendant deux ou trois jours. Pour échapper à la foule, évitez Pessah, la Semaine sainte et Souccot, à moins d'y aller justement pour elles, car les prix montent, les hôtels sont complets et les sites religieux deviennent impraticables. Août cumule chaleur et vacances scolaires ; janvier est froid et humide, mais c'est le mois le moins cher et le plus vide.

Par personne/jour Économique environ 200-280 ₪ ; moyen environ 450-750 ₪ ; élevé au-dessus de 1 200 ₪

Comment le guide arrive à ce chiffre

Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.

Ce qu’en pense Nilo
Prévoyez trois jours pour Jérusalem et construisez le voyage selon le calendrier de la semaine. Le vendredi, les transports s'arrêtent l'après-midi, le samedi presque tout ferme, et le dimanche est le vrai jour ouvré. Consacrez le premier jour à la Vieille Ville, le deuxième aux musées hors des remparts et à Mahane Yehuda, et le troisième au mont des Oliviers et au côté oriental. Avec une seule journée, entrez par la porte de Jaffa à 7 h 30 et montez à l'Esplanade dans le premier créneau du matin, du dimanche au jeudi. Descendez ensuite au mur des Lamentations et suivez la Via Dolorosa jusqu'au Saint-Sépulcre, en vous arrêtant pour le houmous avant 15 h. Ce qui déçoit, c'est l'échelle : le Saint-Sépulcre est sombre, exigu et partagé entre six confessions. La coupole dorée ne se voit aussi que de l'extérieur, car les non-musulmans n'entrent pas dans le Dôme du Rocher ; ce qui se visite, c'est l'Esplanade autour, par créneaux courts. Malgré tout, aucun lieu ne réunit autant de sites sacrés dans si peu d'espace.

Jérusalem réunit sur un kilomètre carré de roche les lieux les plus sacrés de trois religions : le mur des Lamentations, le Saint-Sépulcre et le Dôme du Rocher, avec sa coupole dorée. Tout cela tient dans les remparts de Soliman, dans une Vieille Ville de ruelles et de marchés couverts où le petit-déjeuner est un ka'ak au sésame avec du za'atar et le déjeuner, un houmous chaud avec du ful. La ville est née là à cause de la source de Gihon, et le tunnel d'Ézéchias, long de 533 m, se parcourt encore dans l'eau jusqu'aux genoux. Hors des remparts se trouvent le musée d'Israël, avec les manuscrits de la mer Morte, Yad Vashem et le marché Mahane Yehuda, où les bars ouvrent quand les étals ferment. Organisez-vous selon le calendrier, car le Shabbat arrête le tramway et les commerces du vendredi après-midi à la tombée de la nuit le samedi. Venez en avril et mai ou en octobre et novembre, par 18 à 25 °C, et prévoyez trois jours.

Fiche rapide

Population
environ 1,07 million dans la ville (juin 2026) ; environ 1,3 million dans l'aire métropolitaine
Fondation
Établissement près de la source de Gihon depuis environ 3000 av. J.-C. ; mentionnée dans des sources égyptiennes du début du deuxième millénaire av. J.-C.
Pays et région
Israël, monts de Judée ; la souveraineté sur la ville fait l'objet d'un contentieux international
Langue
Hébreu et arabe ; l'anglais est courant dans le tourisme et l'hôtellerie
Monnaie
Nouveau shekel israélien (₪, ILS) ; 1 ₪ ≈ 1,60 R$ et ≈ 0,29 US$ (2026)
Fuseau horaire
UTC+2 ; UTC+3 à l’heure d’été, de fin mars à fin octobre
Meilleure période
Avril-mai et octobre-novembre ; 18-25 °C et peu de pluie
Coût moyen par jour
Économique environ 200-280 ₪ ; moyen environ 450-750 ₪ ; élevé au-dessus de 1 200 ₪

Quand y aller

Avril-mai et octobre-novembre ; 18-25 °C et peu de pluie

0°10°20°30°moyenne annuelle 18°75150mmaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’huijanvfévrmarsavrmaijuinjuilaoûtseptoctnovdéc0°15°30°150JFMAMJJASOND
meilleure périodetempérature °Cpluie mmNormales 1991-2020 de l’OMM (NOAA NCEI), station JERUSALEM, à 2 km. Domaine public.

avril

13° à 22°C

22 mm de pluie

Meilleure période

Ce qui change au fil de l’année

Le climat est méditerranéen d'altitude, avec une saison sèche et une saison des pluies bien distinctes. De juin à septembre, il ne pleut pratiquement pas : il fait 28–32 °C l'après-midi, avec une humidité faible et des nuits qui descendent à 17–20 °C, ce qui rend l'été supportable à condition d'éviter le soleil entre 11 h et 16 h. De décembre à février, il fait 8–13 °C le jour et 4–7 °C la nuit, et presque toutes les précipitations annuelles, environ 550 mm, tombent à cette période, avec un vent fort ; il neige une ou deux fois par an, assez pour paralyser la ville une journée. Les meilleures fenêtres sont avril et mai, puis octobre et novembre, avec 18–25 °C, un ciel dégagé et de longues journées. En avril, mai ou septembre, méfiez-vous du sharav (khamsin), un vent sec et chaud du désert qui peut pousser le thermomètre à 35 °C pendant deux ou trois jours. Pour échapper à la foule, évitez Pessah, la Semaine sainte et Souccot, à moins d'y aller justement pour elles, car les prix montent, les hôtels sont complets et les sites religieux deviennent impraticables. Août cumule chaleur et vacances scolaires ; janvier est froid et humide, mais c'est le mois le moins cher et le plus vide.

Les mêmes chiffres en tableau
MoisTempérature °CPluie mm
janvier7 à 13137
février7 à 14118
mars10 à 1767
avril ·13 à 2222
mai ·16 à 267
juin18 à 290
juillet20 à 300
août20 à 300
septembre19 à 291
octobre ·17 à 2610
novembre ·13 à 2051
décembre9 à 15112

Les conseils de Nilo

Visitez l'Esplanade le matin, du dimanche au jeudi

Pour les non-musulmans, l'Esplanade ferme le vendredi et le samedi, pendant les fêtes islamiques et les jours de tension. D'avril à septembre, la visite se fait de 7 h 30 à 11 h et de 13 h 30 à 14 h 30 ; en hiver, de 7 h 30 à 10 h 30 et de 12 h 30 à 13 h 30. Placez l'Esplanade le premier jour ouvré du voyage et vérifiez l'horaire le matin même. Si vous ne pouvez pas entrer, montez au belvédère du mont des Oliviers à l'aube, d'où la coupole dorée apparaît de face et sans file d'attente.

Le vendredi, tramway et bus s'arrêtent vers 14 h et ne reviennent que le samedi soir

Avec le Shabbat, le supermarché s'arrête en même temps que le tramway et les bus israéliens, entre 14 h environ et le coucher du soleil le vendredi. Réglez courses et déjeuner à Mahane Yehuda avant 14 h, tant que le marché bouillonne, car en une heure il se vide ; c'est aussi le vendredi que le rugelach au chocolat sort chaud des étals. Pour circuler le samedi, prenez les lignes arabes qui partent de la gare routière près de la porte de Damas, qui continuent de fonctionner pendant que le reste de la ville s'arrête.

Depuis l'aéroport : train de 25 minutes, sauf le Shabbat et les jours fériés juifs

Le train rapide de Ben Gourion à la gare Yitzhak Navon ne circule pas de la fin d'après-midi du vendredi à la tombée de la nuit le samedi, ni pendant les jours fériés juifs. Les autres jours, le trajet coûte environ 19 ₪ ; dans cet intervalle sans train, prenez le sherut de Nesher ou le taxi. Demandez l'ETA-IL avec de la marge avant d'embarquer, car sa délivrance peut prendre jusqu'à 72 heures.

Une seule ligne de tramway couvre presque tout l'itinéraire

La ligne rouge passe par la rue Jaffa, par Mahane Yehuda et près de la porte de Damas. Payez avec la carte Rav-Kav ou l'application Rav Pass : le trajet coûte environ 6–8 ₪, avec correspondance libre pendant 90 minutes. Les jours où vous enchaînez plusieurs trajets, comparez avec le forfait journalier, et si vous restez toute la semaine en tramway et en bus, avec le pass hebdomadaire à tarif réduit. Pour Yad Vashem, le musée d'Israël et Ein Kerem, comptez une heure de trajet dans chaque sens, car la ville s'étend sur 125 km² de collines et ces lieux sont trop loin pour y aller à pied.

Mangez du houmous avant 15 h, quand il n'y en a plus

Le houmous chaud de la Vieille Ville s'épuise tôt : vers 15 h les marmites sont déjà vides, et les jours d'affluence elles le sont plus tôt. Commandez-le avec du ful, de l'huile d'olive et une pita, pour 30–50 ₪, et mangez-le sur place, tiède, comme il se sert. Au petit-déjeuner, achetez aux vendeurs ambulants de la porte de Damas le ka'ak, un anneau de pain au sésame de 30 cm vendu avec un cornet de za'atar, pour 5–10 ₪, et portez-le sur l'avant-bras, comme les habitants.

Montrez le passeport à l'hôtel, 18 % de moins sur la nuitée

Avec votre passeport, vous êtes exonéré de la TVA de 18 % sur le tarif de la nuitée. Présentez-le au check-in et payez en devises étrangères ou par carte internationale. Au souk, le paiement se fait en espèces ; de l'autre côté de la ville, même l'étal de fruits accepte la carte.

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À voir

Jérusalem : La crête et la ligne de partage des eaux

Jérusalem se trouve sur une ligne de partage des eaux : ce qui tombe à l'ouest coule vers la Méditerranée, à 60 km, et ce qui tombe à l'est descend sur 30 km jusqu'à la mer Morte, 430 m sous le niveau de la mer, en traversant le désert de Judée, c'est pourquoi les quartiers occidentaux sont arborés tandis que depuis le mont des Oliviers on voit un horizon aride.

Le dôme du Rocher, doré, au-dessus du mur Occidental de Jérusalem, au crépuscule.
Dôme du Rocher, esplanade des Mosquées

Esplanade des Mosquées / mont du Temple

IncontournableJerusalém

Plateforme d'environ 144 000 m² avec le Dôme du Rocher (691, coupole dorée de 20 m de diamètre) et la mosquée al-Aqsa. Les non-musulmans n'entrent que par la passerelle des Maghrébins, dans de brefs créneaux du dimanche au jeudi, sans objets religieux et sans prier ; vérifiez les horaires le jour même.

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La façade en pierre d'une église ancienne, avec un clocher carré et des portails en arc, des lanternes allumées sur les murs et une cour en pierre vide devant, sous un ciel dégagé de tôt le matin.
Basilique du Saint-Sépulcre

Basilique du Saint-Sépulcre

IncontournableCidade Antiga

Construite sur le Golgotha et le tombeau attribué à Jésus, consacrée en 335 et reconstruite par les croisés en 1149. Six confessions chrétiennes se la partagent en vertu d'un accord de 1852 ; la clé de la porte est gardée depuis des siècles par deux familles musulmanes, et une échelle de bois n'a pas bougé depuis le XVIIIe siècle.

La basilique a été construite sur le Golgotha et sur le tombeau attribué à Jésus, de sorte que les deux se trouvent sous le même édifice.

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Des tours et des remparts en pierre ancienne formant une citadelle, avec une tour cylindrique au centre, des coupoles grises et un clocher visibles parmi les immeubles de la ville en arrière-plan.
Tour de David

Tour de David et Mahane Yehuda

IncontournableCidade Antiga

La citadelle près de la porte de Jaffa réunit des strates hasmonéenne, hérodienne, mamelouke et ottomane et abrite le musée d'histoire de la ville, rouvert après rénovation en 2023. Le marché Mahane Yehuda, avec plus de 250 étals et actif depuis la fin du XIXe siècle, est quant à lui le meilleur endroit pour comprendre la ville sans entrer dans aucun lieu de culte.

Mahane Yehuda est un marché actif depuis la fin du XIXe siècle, avec plus de 250 étals, et c'est le meilleur endroit pour comprendre Jérusalem sans entrer dans un seul lieu de culte.

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Rempart de pierre de la vieille ville, avec des créneaux, une tour et des arbres sur la pente devant.
Remparts de Jérusalem

Remparts et porte de Damas

Vaut la visiteJerusalém

Les 4 km de rempart de Soliman, érigés entre 1537 et 1541, comptent aujourd'hui sept portes ouvertes, dont la porte Neuve, de 1889 ; la porte Dorée, la huitième, reste murée. La porte de Damas, de 1537, est la plus monumentale et fait office de place, d'arrêt de bus et de marché ; on peut marcher sur le rempart sur deux tronçons, pour un billet peu cher.

Marcher sur le rempart revient bon marché ; Soliman l'a érigé entre 1537 et 1541 et il fait 4 km.

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Vue aérienne du mont des Oliviers en fin de journée : des rangées de tombes claires couvrent le versant, des clochers occupent la crête et la ville s’étend autour.
Le mont des Oliviers depuis le sud

Mont des Oliviers et Gethsémani

Vaut la visiteJerusalém

Le versant est abrite le cimetière juif en usage continu depuis trois mille ans, avec environ 150 000 tombes, et le meilleur point de vue sur l'Esplanade. À son pied se trouvent le jardin de Gethsémani, avec des oliviers au tronc millénaire, et l'église de Toutes-les-Nations, de 1924.

Au pied de la pente, le jardin de Gethsémani garde des oliviers au tronc millénaire, et plus haut le cimetière réunit environ 150 000 tombes.

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Vue aérienne de Yad Vashem, avec des bâtiments blancs parmi les pins et la ville sur les collines au fond.
Yad Vashem

Yad Vashem

Vaut la visiteJerusalém

Mémorial et centre de recherche de la Shoah inauguré en 1953, avec le musée historique de Moshe Safdie (2005), un prisme de béton de 180 m traversant la colline. Entrée gratuite, fermé le Shabbat, et le Mémorial des enfants utilise des miroirs et cinq bougies pour simuler un million et demi de flammes.

Les visiteurs du Mémorial des enfants trouvent des miroirs à côté de cinq bougies, un procédé par lequel le lieu simule un million et demi de flammes.

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Vue aérienne des pavillons bas et clairs du Musée d’Israël, avec le dôme blanc du Sanctuaire du Livre à gauche et la ville au fond.
Le Musée d’Israël vu d’en haut

Musée d'Israël

Vaut la visiteJerusalém · Une demi-journée ou plus

Le plus grand musée du pays conserve les Manuscrits de la mer Morte dans le Sanctuaire du Livre, sous le dôme blanc, et expose en plein air la maquette de Jérusalem en l'an 66 apr. J.-C., à l'échelle 1:50, sur environ 2 000 mètres carrés. Réservez au moins trois heures.

Le plus grand musée du pays conserve les Manuscrits de la mer Morte dans le Sanctuaire du Livre et la maquette de Jérusalem en l'an 66 apr. J.-C., à l'échelle 1:50 ; arrivez tôt et réservez au moins trois heures.

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Arc de pierre de la Via Dolorosa au-dessus de la ruelle, avec une porte verte de boutique à droite et quelques personnes au fond.
Via Dolorosa

Via Dolorosa

S’il reste du tempsJerusalém · Jusqu’à une demi-heure

Parcours d'environ 600 m avec quatorze stations, du quartier musulman jusqu'à l'intérieur du Sépulcre. Le tracé actuel a été fixé par les franciscains au XVIIIe siècle ; il y a une procession collective le vendredi après-midi, généralement à 15 h en hiver et 16 h en été.

Les quatorze stations sont une convention dévotionnelle fixée par les franciscains au XVIIIe siècle, et non un tracé fouillé, et les 600 m traversent le souk entre des boutiques ouvertes. Vous ferez ce chemin de toute façon pour rejoindre le Saint-Sépulcre : réservez du temps dédié seulement si c'est vendredi, pour la procession de 15 h en hiver et 16 h en été.

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L’itinéraire de Nilo

Commencez par le programme de base, puis choisissez les prolongements selon votre temps.

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  1. Jour 1 · La Vieille Ville, de l'Esplanade aux remparts

    1. Entrez par la porte de Jaffa à 7 h 30 et allez directement à l'Esplanade des Mosquées par la passerelle des Maghrébins, dans le premier créneau du matin, du dimanche au jeudi ; sans objets religieux et sans vous arrêter pour prier.

    2. Descendez au Mur des Lamentations, puis montez au quartier musulman et suivez la Via Dolorosa depuis la première station jusqu'au Saint-Sépulcre, en évitant midi.

    3. Déjeunez d'un houmous chaud dans une maison ancienne du quartier musulman avant 15 h, quand les marmites se vident.

    4. Retournez à la porte de Jaffa et montez à la tour de David, qui ouvre à 9 h (midi le dimanche) et accepte sa dernière entrée à 16 h (14 h le vendredi), pour voir d'en haut le plan des quatre quartiers que vous venez de traverser.

    5. Quittez la tour pour le rempart et marchez sur le chemin de ronde de la porte de Jaffa à la porte de Sion, environ 40 minutes, avec le soleil bas sur la pierre.

  2. Jour 2 · Hors des remparts : musées et marché

    1. Commencez au musée d'Israël, au Sanctuaire du Livre et devant la maquette de la ville en l'an 66 apr. J.-C. ; prévoyez trois heures.

    2. Continuez en bus ou en tramway jusqu'à Yad Vashem, à l'entrée gratuite, et prévoyez deux heures et demie pour la visite ; ensuite, laissez un temps de pause avant tout programme festif.

    3. Revenez en tramway jusqu'à Mahane Yehuda en fin d'après-midi, quand les étals ferment et que les bars ouvrent derrière leurs rideaux de fer peints.

    4. Dînez d'un meorav yerushalmi ou d'une soupe de kubbeh dans les rues Eitz Chaim et HaEgoz, dans le marché.

    5. Si c'est vendredi, avancez tout : le marché bouillonne jusqu'à 14 h puis se vide en une heure.

  3. Jour 3 · Vallées, tunnels et le côté oriental

    1. Commencez au point de vue du mont des Oliviers au lever du soleil, quand celui-ci frappe de face le Dôme du Rocher.

    2. Descendez à pied vers Gethsémani et l'église de Toutes-les-Nations, puis traversez la vallée du Cédron jusqu'à la cité de David.

    3. Parcourez le tunnel d'Ézéchias en chaussures aquatiques et avec une lampe, 533 m et environ 40 minutes ; un itinéraire à sec existe pour qui le préfère.

    4. Déjeunez rue Salah al-Din, à Jérusalem-Est, et terminez par une knafeh découpée à la minute.

    5. Terminez au mont Sion, avec la salle de la Cène et le tombeau de David, à dix minutes à pied de la porte de Sion.

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Cuisine

Illustration par IA

Ka'ak al-Quds

Anneau de pain moelleux de 30 cm couvert de sésame, vendu sur des chariots à la porte de Damas et dans la vieille ville. Il vient avec un petit papier de za'atar et parfois un œuf dur ; il coûte 5-10 ₪ et c'est le petit-déjeuner de rue standard.

Illustration par IA

Houmous chaud aux fèves

Servi tiède, dans une assiette plate, avec de l'huile d'olive, des pois chiches entiers et du ful, accompagné de pain pita, d'oignon cru et de pickles. Les maisons historiques de la Vieille Ville ouvrent tôt et ferment quand la marmite est vide, souvent avant 15 h ; 30-50 ₪.

Illustration par IA

Meorav Yerushalmi

Le mixed grill de Jérusalem (meorav yerushalmi), né sur les étals de Mahane Yehuda au milieu du XXe siècle : cœur, foie et cuisse de poulet hachés sur la plancha avec oignon, cumin, curcuma et safran, servis en pita ou à l'assiette. La portion coûte 50-75 ₪.

Illustration par IA

Falafel et sabich

Falafel de pois chiche frit à la commande, dans une pita avec salade, tahiné et amba ; le sabich remplace le falafel par de l'aubergine frite et un œuf dur. C'est le repas rapide le moins cher de la ville, 18-30 ₪, et la pita est souvent regarnie gratuitement.

Illustration par IA

Knafeh nabulsieh

Dessert chaud au fromage filant recouvert d'une pâte orangée et de sirop de sucre à l'eau de fleur d'oranger, découpé dans d'immenses plateaux. Vendu au poids dans la vieille ville et rue Salah al-Din ; une part coûte 15-25 ₪.

Illustration par IA

Soupe de kubbeh

Héritage des Juifs irakiens et kurdes : des boulettes de semoule farcies de viande, cuites dans un bouillon de betterave, de courge ou de blette. C'est un plat de déjeuner des jours froids, servi dans de petites adresses autour de Mahane Yehuda pour 45-65 ₪.

Illustration par IA

Jachnun, malawach et rugelach

La boulangerie yéménite et celle d'Europe de l'Est cohabitent dans le même quartier : le jachnun est un rouleau de pâte cuit toute la nuit et mangé le matin du Shabbat avec de la tomate râpée et un œuf ; le rugelach tout juste sorti du four arrive sur les étals de Mahane Yehuda tôt le matin, avant midi le vendredi.

Illustration par IA

Café arabe à la cardamome et limonana

Le café est bouilli avec de la cardamome moulue et servi dans une petite tasse, non filtré, avec le marc au fond. En été, la boisson de rue standard est la limonana, une limonade mixée à la menthe et à la glace, pour 12-20 ₪.

Excursions à la journée

Façade en pierre de l’église de la Nativité vue depuis la place de la Mangeoire, avec des arbres, des véhicules et des visiteurs sous un ciel bleu.
Bethléem, église de la Nativité · 2019 · Bahnfrend · CC BY-SA 4.0

Bethléem

À 10 km au sud, 30 à 45 minutes, en territoire sous contrôle palestinien : on passe le checkpoint 300 avec son passeport. On y trouve la basilique de la Nativité, construite sur la grotte depuis 339 et reconstruite par Justinien au VIe siècle, et le mur de séparation avec les fresques attribuées à Banksy.

Vue aérienne du plateau de Massada, avec des ruines sur le sommet plat d’une montagne aux parois abruptes et le désert de vallées sèches tout autour.
Massada, vue aérienne · Godot13 · CC BY-SA 4.0

Massada, Ein Gedi et la mer Morte

1 h 30 en voiture vers l'est, en descendant 1 150 m jusqu'à 430 m sous le niveau de la mer. La forteresse hérodienne de Massada s'atteint en téléphérique ou par le sentier du Serpent en 45 minutes, et l'oasis d'Ein Gedi a des cascades à quelques kilomètres des plages de sel.

La vieille ville sur la colline, la mer et le mur du rivage.
Jaffa, la colline au-dessus de la plage · Godot13 · CC BY-SA 4.0

Tel-Aviv et Jaffa

60 km à l'ouest, 32 minutes en train rapide depuis la gare Yitzhak Navon, plusieurs départs par heure, sauf le Shabbat. C'est l'antithèse urbaine de Jérusalem : plage, Bauhaus des années 1930 et le port de Jaffa, habité depuis plus de trois mille ans.

Par où commencer

Vallées, tunnels et le côté oriental

Vallées, tunnels et le côté oriental

Commencez au point de vue du mont des Oliviers au lever du soleil, quand celui-ci frappe de face le Dôme du Rocher.

Argent

La monnaie est le nouveau shekel israélien (₪, ILS), qui vaut environ 1,60 R$ et 0,29 US$ en 2026, et Israël est cher pour la région. Un expresso coûte 12–18 ₪, une pita de falafel 18–25 ₪ et une assiette de houmous 30–50 ₪ ; un plat principal au restaurant revient à 70–130 ₪, une bière dans un bar à 28–38 ₪ et un trajet en tramway à environ 6–8 ₪. Une auberge de jeunesse coûte 130–200 ₪ le lit et un hôtel de catégorie moyenne 500–900 ₪ la chambre en basse saison, bien plus pendant les fêtes juives. La TVA est de 18 %, mais les touristes logés à l'hôtel en sont exonérés sur la chambre et la location de voiture lorsqu'ils paient en devises ou par carte internationale ; présentez votre passeport au check-in, car c'est lui qui déclenche l'exonération. Il n'existe pas de taxe de séjour municipale par nuit. La carte est acceptée presque partout côté ouest, y compris sur les étals du marché, mais prévoyez des espèces pour les souks de la Vieille Ville, pour les vendeurs ambulants et pour Jérusalem-Est, où beaucoup de boutiques n'acceptent que le liquide. Le pourboire au restaurant avec service à table est de 10 à 12 % et n'est presque jamais compris dans l'addition ; le taxi n'en attend pas. Dans les souks et les boutiques de souvenirs de la Vieille Ville, le marchandage est attendu ; dans les commerces côté ouest où les prix sont affichés, payez le prix indiqué.

Arriver et se déplacer

L'aéroport Ben Gourion est à 50 km, mais le train à grande vitesse raccourcit le trajet

L'aéroport international Ben Gourion (TLV) se trouve à environ 50 km à l'ouest, à 45–60 minutes en voiture. L'option la plus rapide est le train à grande vitesse jusqu'à la gare souterraine Yitzhak Navon : le trajet dure environ 25 minutes et coûte environ 19 ₪, avec des départs fréquents. La gare se trouve 80 m sous terre, et trois ascenseurs mènent à la surface, à côté de la gare routière centrale et du tramway. Le train ne circule pas de la fin d'après-midi du vendredi à la tombée de la nuit le samedi, ni pendant les fêtes juives, et dans cet intervalle il reste le sherut de Nesher, de porte à porte, pour environ 80–100 ₪ par personne sur réservation téléphonique, ou le taxi, pour 350–450 ₪. Au retour, prévoyez 90 minutes pour les contrôles de sécurité à la sortie du pays, ou trois heures en haute saison. Avant d'embarquer pour Israël, vérifiez si vous avez besoin de l'autorisation électronique ETA-IL : depuis janvier 2025, elle est obligatoire pour les voyageurs des pays exemptés de visa, coûte 25 ₪, est valable deux ans et doit être demandée au moins 72 heures à l'avance.

Le tramway de 22,5 km qui traverse toute la ville

En ville, les transports combinent le tramway et un réseau dense de bus. La ligne rouge du tramway fait 22,5 km et compte 35 arrêts ; elle traverse la ville de Neve Yaakov, au nord, jusqu'à l'hôpital Hadassah Ein Kerem, au sud-ouest, en passant par la rue Jaffa, par le marché et à 300 m de la porte de Damas. La ligne verte circule déjà en partie depuis juillet 2026, le reste du tracé étant prévu pour 2027. Payez avec la carte Rav-Kav ou avec les applications Rav Pass et Moovit : le trajet urbain coûte environ 6–8 ₪ et donne droit aux correspondances pendant 90 minutes, et il existe un forfait journalier et un pass hebdomadaire à tarif réduit. Le tramway et les bus du réseau israélien s'arrêtent pendant le Shabbat, mais les lignes arabes qui partent de la gare routière près de la porte de Damas, qui desservent Jérusalem-Est et la Cisjordanie, fonctionnent le samedi. Les taxis sont nombreux et se commandent aussi par l'application Gett : exigez le compteur (« moné, bevakashá ») ou fixez le prix avant. La Vieille Ville est entièrement piétonne, avec des marches et une pierre polie glissante. Le vélo a peu d'intérêt dans les côtes, à une exception près : le parc du Train offre 7 km de piste cyclable plate sur l'ancienne voie ferrée ottomane.

Sécurité

La délinquance courante est faible pour une capitale : l'agression violente est rare et marcher le soir dans les zones centrales est normal. Les vrais risques sont d'une autre nature et changent vite : frictions politiques concentrées autour des sites religieux, manifestations, checkpoints, fermetures soudaines de rues et périodes d'alerte dans toute la région depuis 2023. Avant et pendant le voyage, consultez les avis officiels de votre gouvernement et installez l'application du Commandement de l'arrière (Home Front Command), qui émet des alertes par région. Évitez les rassemblements les jours de tension, en particulier le vendredi midi près de l'Esplanade et lors de dates religieuses simultanées, et ne filmez ni les forces de sécurité ni les checkpoints. Gardez toujours votre passeport sur vous, car il y a une fouille des sacs à l'entrée des stations, des marchés, des musées et des centres commerciaux, et on peut vous demander une pièce d'identité. Le contrôle peut se répéter dix fois par jour, et personne là-bas ne trouve cela étonnant. Les arnaques sont mineures : des « guides » qui se proposent spontanément dans la vieille ville et font payer à la fin, des taxis qui refusent d'allumer le compteur, des boutiques qui doublent le prix à la première phrase. Les drones sont interdits. Les excursions à Bethléem, Jéricho et Ramallah sont courantes et légales pour les étrangers, mais les voitures de location israéliennes n'ont généralement pas de couverture d'assurance en territoire sous contrôle palestinien : vérifiez le contrat au préalable.

Codes de politesse

Habillez-vous pour le lieu, pas pour le climat

Épaules et genoux couverts sont une exigence pratique dans presque tous les sites religieux, et les hommes reçoivent une kippa en papier à l'entrée du Mur. À Mea Shearim et dans les quartiers haredim, manches courtes et vêtements moulants sont perçus comme une provocation ; gardez une pièce supplémentaire dans votre sac.

Respectez le Shabbat même sans le pratiquer

Du vendredi après-midi au samedi soir, ne photographiez pas les personnes religieuses, ne fumez pas près des synagogues et ne conduisez pas dans les quartiers haredim, où certaines rues sont physiquement fermées. Réglez repas et transport avant que la sirène ne retentisse.

Sur l'Esplanade, suivez la règle à la lettre

Les non-musulmans n'entrent que par la passerelle des Maghrébins, sur de courts créneaux du dimanche au jeudi, et ne peuvent pas porter d'objets religieux ni prier sur place. Discuter la règle avec les gardes ne la change pas et crée un incident ; vérifiez l'horaire le matin de la visite.

Attention aux noms

Presque chaque toponyme a deux versions et chacune porte une position politique : mont du Temple et Haram al-Sharif, Cisjordanie et Judée-Samarie. Utilisez le nom que votre interlocuteur emploie et ne corrigez personne.

Marchandez au souk, pas en boutique

Dans les ruelles de la vieille ville, le premier prix est une invitation à discuter, et un tiers à la moitié est l'issue habituelle. Dans tout établissement avec une étiquette de prix côté occidental, marchander est gênant.

Acceptez le café, et prévoyez du temps

Une invitation à un café arabe ou un thé à la menthe dans une boutique n'est pas une vente forcée ; refuser d'emblée est impoli, accepter signifie quinze minutes de conversation. Si vous ne pouvez pas rester, remerciez et dites que vous reviendrez, et revenez.

Erreurs à éviter

Vue aérienne de Yad Vashem, avec des bâtiments blancs parmi les pins et la ville sur les collines au fond.
Yad Vashem

Vendredi après-midi sans planifier

Arriver le vendredi après-midi sans avoir planifié. Entre environ 14 h et le coucher du soleil, tout ferme en même temps : supermarchés, tramway, bus, la plupart des restaurants. Qui débarque à 16 h trouve la ville à l'arrêt, sans taxi bon marché avant le samedi soir.

L'Esplanade comme étape garantie

Compter sur l'Esplanade comme étape garantie de l'itinéraire. Pour les non-musulmans, elle ferme le vendredi et le samedi, pendant les fêtes islamiques et chaque fois qu'il y a des tensions, et les autres jours le créneau de visite est de quelques heures le matin. Placez la visite tôt, le premier jour ouvré, et gardez un plan B prêt, comme le belvédère du mont des Oliviers.

Sandales ou semelles lisses

Porter des sandales ou des semelles lisses. La pierre calcaire des rues de la vieille ville a été polie par des siècles de passage. Elle devient glissante comme du savon quand elle est mouillée. Ajoutez à cela de longs escaliers et des pentes de 10 % dans presque tout le reste de la municipalité.

Sous-estimer la distance jusqu'à Yad Vashem et au musée d'Israël

Croire que tout est proche parce que la vieille ville est petite. Le noyau ancien tient dans 0,9 km², mais la ville s'étend sur 125 km² de collines. Aller à Yad Vashem, au musée d'Israël ou à Ein Kerem prend toute une matinée de déplacement, pas un saut rapide.

Faire ses bagages pour un « désert chaud »

Faire ses bagages pour un « désert chaud ». À 750 m d'altitude, de décembre à février, il pleut avec du vent et il fait 8 °C, et beaucoup de bâtiments anciens n'ont pas de chauffage efficace : qui arrive en bermuda a froid dans les églises de pierre.

Expressions utiles

שלום (shalom)

bonjour, au revoir et paix : le même mot sert pour les trois

תודה רבה (toda raba)

merci beaucoup

כמה זה עולה? (kama zé olé ?)

combien ça coûte ?

שבת שלום (shabbat shalom)

salutation de la période de repos, du début d'après-midi du vendredi jusqu'à la tombée de la nuit du samedi

مرحبا / شكراً (marhaba / choukran)

bonjour / merci, en arabe. La langue du quotidien dans la vieille ville et à Jérusalem-Est

הכל בסדר (hakol beseder)

tout va bien : la réponse par défaut pour presque toute situation

Quartiers

Vieille ville

0,9 km² divisé depuis le XIXe siècle en quatre quartiers (musulman, chrétien, arménien et juif) à l'intérieur du rempart de Soliman. On y vit pour de vrai : 35 000 habitants, écoles, ateliers et marchés couverts, en plus du flux de pèlerins.

Centre-ville / Ben Yehuda et Jaffa

L'axe commercial de la ville occidentale, avec la rue Jaffa fermée aux voitures et desservie par le tramway. Elle concentre hôtels, cafés, boutiques et une vie nocturne laïque, discrète comparée à celle de Tel-Aviv.

Mahane Yehuda et Nachlaot

Le marché central et l'entrelacs de ruelles du XIXe siècle qui l'entourent. Le jour, c'est un marché aux fruits, aux épices et au poisson ; le soir, les étals baissent leurs rideaux de fer, deviennent des bars et la rue change complètement de fonction.

Rehavia et Talbieh

Quartiers planifiés dans les années 1920 et 1930 par des architectes de formation allemande, avec jardins, Bauhaus adapté à la pierre et rues portant le nom de sages médiévaux. On y trouve la résidence du président et une bonne part de la classe moyenne universitaire.

Mea Shearim et Geula

Fondé en 1874, c'est le noyau haredi le plus connu au monde, avec des affiches à l'entrée demandant une tenue décente et des rues fermées à la circulation le Shabbat. Boulangeries, librairies religieuses et synagogues de courants hassidiques précis occupent presque tous les coins de rue.

Jérusalem-Est : Salah al-Din et Sheikh Jarrah

Le centre commercial palestinien de la ville, juste au nord du rempart, avec la rue Salah al-Din comme axe de boutiques, de bureaux et de la gare routière arabe. Sheikh Jarrah compte des maisons de pierre de la fin du XIXe siècle et reste un foyer récurrent de litiges judiciaires sur la propriété.

Colonie allemande et Baka

Rues des templiers allemands de 1873 et maisons arabes à hauts plafonds occupées après 1948, aujourd'hui un quartier cher et propice à la marche autour de la rue Emek Refaim et du parc du Train, une ancienne voie ferrée transformée en promenade de 7 km.

Ein Kerem

Village de pierre dans une vallée à l'ouest, dans le périmètre municipal mais avec un air de bourgade, avec des églises liées à la tradition de la naissance de Jean-Baptiste, des ateliers et des restaurants. Il se trouve à côté de l'hôpital Hadassah, dont la synagogue abrite les vitraux de Chagall.

Histoire

vers 1000 av. J.-C. · David prend Jébus

Le roi David conquiert la citadelle cananéenne sur la colline de l'Ophel et en fait sa capitale politique. Le site d'origine couvrait environ 5 hectares et dépendait entièrement de la source de Gihon, dans la vallée du Cédron.

De l’eau jaillit d’une ouverture rocheuse près de grilles métalliques avec chaîne et cadenas.
Source de Gihon · photographie d’août 2013 · Deror_avi · CC BY-SA 3.0

vers 957 av. J.-C. · Premier Temple

Salomon construit le Temple au sommet, au nord de la cité de David, la colline qui deviendra plus tard l'Esplanade. La ville devient centre de culte en plus de siège du pouvoir.

Gravure d’une enceinte avec cours, temple central, petites figures humaines et ville à l’arrière-plan ; titre néerlandais en bas.
Temple de Salomon · interprétation gravée en 1682 · Jan Luyken · Rijksmuseum · domaine public

701 av. J.-C. · Le tunnel d'Ézéchias

Face au siège assyrien de Sennachérib, le roi Ézéchias creuse un tunnel de 533 m dans la roche pour amener l'eau du Gihon à l'intérieur des remparts. Le tunnel fonctionne encore aujourd'hui et peut se parcourir à pied.

Passage étroit creusé dans la roche, avec de l’eau au sol et un intérieur sombre au fond.
Tunnel d’Ézéchias · photographie de 2021 · Davidbena · CC BY-SA 4.0

586 av. J.-C. · Destruction babylonienne

Nabuchodonosor II rase le Temple et les remparts et déporte l'élite à Babylone. L'exil d'un demi-siècle réorganise la religion autour du texte plutôt que du sanctuaire.

Page gravée avec des personnages affligés, assis ou allongés près d’un rempart ; légende anglaise et numéro 181 en bas.
Jérusalem en deuil · gravure dans l’édition de 1891 · Gustave Doré / Pannemaker · Library of Congress · domaine public

516 av. J.-C. · Second Temple

Après l'édit de Cyrus, en 538 av. J.-C., les rapatriés reconstruisent le Temple à une échelle modeste. Hérode l'agrandit environ cinq siècles plus tard.

Gravure de personnages dans un palais aux colonnes ornées ; un récipient est remis et d’autres vases sont au sol.
Cyrus et les vases du Temple · gravure publiée en 1866 · Gustave Doré / Pannemaker–Doms · domaine public

19 av. J.-C. · Hérode élève l'Esplanade

Hérode le Grand double la plateforme du Temple jusqu'à environ 144 000 m², portée par des murs de soutènement faits de blocs de plus de 500 tonnes. Le mur des Lamentations est un tronçon de ce mur de soutènement ; il n'a jamais fait partie du Temple lui-même.

Des personnes en manteaux et avec des parapluies traversent la place pavée devant le Mur occidental, sous un ciel couvert.
Mur occidental · photographie de 2010 · Wknight94 · CC BY-SA 3.0

70 et 135 apr. J.-C. · Rome détruit et refonde

Titus rase le Second Temple en 70, à la fin de la Grande Révolte. Après la révolte de Bar Kokhba, Hadrien refonde la ville en 135 sous le nom d'Aelia Capitolina, avec la trame orthogonale romaine qui structure encore les rues de la vieille ville.

Relief ancien en pierre avec une procession portant un chandelier près d’un arc sculpté ; personnages usés et frises sur les bords.
Dépouilles du Temple sur l’arc de Titus, Rome · photographie de 2005 · Anthony Majanlahti · CC BY 2.0

326-335 · Jérusalem chrétienne

Constantin et sa mère Hélène identifient les lieux de la crucifixion et de l'ensevelissement et font édifier la basilique du Saint-Sépulcre, consacrée en 335. La ville devient pour la première fois un lieu de pèlerinage de masse.

Carte jaunie avec deux photographies de ruines et bâtiments devant la coupole de l’église ; marges et inscription Frith 515 conservées.
Saint-Sépulcre · carte stéréoscopique de 1859–1861 · Francis Frith · Rijksmuseum · domaine public

1099-1517 · Croisés, Saladin, mamelouks

Les croisés prennent la ville en 1099 en massacrant la population ; Saladin la reprend en 1187 et rétablit le culte musulman sur l'Esplanade. Sous les mamelouks, de la fin du XIIIe siècle à 1517, le quartier musulman se remplit de madrasas et de marchés voûtés.

Carte à bordure orangée avec deux photographies pâles d’une forteresse sur un terrain rocheux, avec des arbres au premier plan.
Citadelle de David · carte stéréoscopique de 1868–1890 · Anonyme · Rijksmuseum · domaine public

1948-1967 · Division et réunification

La guerre de 1948 coupe la ville en deux : la Jordanie garde la vieille ville et l'est, Israël l'ouest, séparés par des barbelés et un unique point de passage, la porte Mandelbaum. En juin 1967, Israël prend la partie orientale, démolit le quartier Mughrabi pour ouvrir l'esplanade devant le Mur et administre désormais la ville entière.

Deux hommes en uniforme devant un bâtiment de pierre à arcades, dans une rue avec une voiture et un panneau à l’arrière-plan.
Poste de Mandelbaum · photographie de 1953 · Boris Carmi / Meitar Collection / National Library of Israel / The Pritzker Family National Photography Collection · CC BY 4.0
Histoire complète

La source de Gihon et la Cité de David, jusqu'en 586 av. J.-C.

La chaîne de Judée est sèche, et la seule source pérenne de la région est le Gihon, dans la vallée du Cédron ; c'est pourquoi le premier établissement est né collé à elle, sur une colline étroite d'environ 5 hectares appelée aujourd'hui Cité de David. On trouve des traces d'occupation dès le IVe millénaire av. J.-C. ; la ville apparaît dans les textes d'exécration égyptiens vers 1900 av. J.-C. et réapparaît dans les lettres d'Amarna, vers 1350 av. J.-C., où un souverain local nommé Abdi-Heba appelle le pharaon à l'aide. Vers l'an 1000 av. J.-C., David la prend aux Jébuséens, Salomon construit le Temple sur le sommet au nord, et en 701 av. J.-C. Ézéchias perce 533 m de roche pour amener l'eau du Gihon à l'intérieur des murailles face au siège assyrien. En 586 av. J.-C., Nabuchodonosor II détruit tout et déporte l'élite : c'est dans l'exil babylonien que la religion se réorganise autour du texte écrit.

Le retour autorisé par Cyrus

Le retour autorisé par Cyrus en 538 av. J.-C. produit un Second Temple modeste, achevé en 516 av. J.-C., qui traverse la domination perse, l'hellénisation séleucide, la révolte des Maccabées de 167-164 av. J.-C. et l'arrivée de Rome avec Pompée en 63 av. J.-C. La ville que décrivent les textes du Nouveau Testament est celle d'Hérode le Grand, qui à partir de 19 av. J.-C. double la taille de la plateforme du Temple jusqu'à environ 144 000 m² et la soutient par des murs de soutènement aux blocs gigantesques. Le mur des Lamentations est un fragment de ce soutènement. La Grande Révolte se termine par la destruction du Temple par Titus en 70 apr. J.-C. ; la révolte de Bar Kokhba se termine par la refondation du lieu par Hadrien en 135 en colonie romaine, Aelia Capitolina, avec interdiction de la présence juive. La grille orthogonale romaine (le cardo nord-sud, le decumanus est-ouest) est la même qui sépare aujourd'hui les quatre quartiers de la vieille ville.

Du Saint-Sépulcre au Dôme du Rocher

Les couches chrétienne et islamique sont venues ensuite, chacune construite sur la précédente sans l'effacer. Entre 326 et 335, Constantin et Hélène identifient le Calvaire et le tombeau et y élèvent la basilique du Saint-Sépulcre, créant le pèlerinage chrétien à grande échelle. Les Perses sassanides pillent la ville en 614 ; en 638, le calife Omar la prend par capitulation ; en 691, Abd al-Malik achève le Dôme du Rocher, le plus ancien monument islamique encore debout, sur le rocher de l'Esplanade, que les musulmans appellent Haram al-Sharif. La destruction du Sépulcre par le calife al-Hakim, en 1009, est l'un des déclencheurs de la première croisade : les croisés prennent la ville en 1099 dans un massacre, Saladin la reprend en 1187 après Hattin, et les Mamelouks, de la fin du XIIIe siècle à 1517, couvrent les abords de l'Esplanade de madrasas, d'hospices et de rues couvertes qui tiennent toujours debout.

La domination ottomane dure quatre siècles

Les Ottomans gouvernent de 1517 à 1917. Soliman le Magnifique reconstruit les remparts entre 1537 et 1541 (4 km de périmètre, 34 tours, six portes ouvertes et la porte Dorée murée ; la septième porte ouverte d'aujourd'hui, la porte Neuve, n'a été ouverte qu'en 1889) et c'est cette silhouette que le monde reconnaît comme la vieille Jérusalem. Suivent trois siècles de stagnation puis un XIXe siècle de réouverture : consulats européens, complexe russe, hôpitaux et écoles missionnaires, et en 1860 le premier quartier juif hors des remparts, Mishkenot Sha'ananim, financé par Moses Montefiore. Allenby entre dans la ville en 1917 ; sous le mandat britannique, le gouverneur Ronald Storrs décrète en 1918 que toute construction soit revêtue de pierre locale, une règle qui a survécu à tous les régimes suivants et explique l'unité chromatique de la ville. La guerre de 1948 la coupe en deux pendant dix-neuf ans, le quartier juif de la vieille ville étant détruit sous contrôle jordanien ; en juin 1967, Israël prend le côté oriental et démolit le quartier Mughrabi pour ouvrir la place devant le Mur.

Capitale par la loi de 1980, contestée par l'ONU

Depuis 1967, la ville entière est sous administration israélienne, et la Jérusalem d'aujourd'hui naît de cette décision ajoutée à la démographie. En 1980, Israël a adopté la loi fondamentale qui déclare la ville sa capitale unifiée, une mesure rejetée par le Conseil de sécurité de l'ONU ; la plupart des ambassades sont restées à Tel-Aviv, même si les États-Unis ont transféré la leur en 2018. La barrière de séparation, construite à partir de 2002, a laissé à l'extérieur des quartiers palestiniens qui font formellement partie de la municipalité. La population se répartit en environ 60 % de juifs et 38 % d'Arabes, et environ un tiers des juifs de la ville sont haredim, ce qui donne à Jérusalem le taux de pauvreté le plus élevé des grandes villes israéliennes et une fuite constante de jeunes laïcs vers Tel-Aviv. Le tramway (ligne rouge) a ouvert en 2011 et s'est prolongé en février 2025 ; le premier tronçon de la ligne verte est entré en service en juillet 2026, avec une ouverture complète prévue en 2027. Le tourisme a fortement chuté après octobre 2023 et se redressait en partie en 2026 : vérifiez la situation et les avis officiels avant d'acheter votre billet.

Le mur des Lamentations est une section du mur de soutènement qui retient le terrain ; il n'est pas un mur du temple.

Géographie et forme de la ville

La crête et la ligne de partage des eaux

Jérusalem est nichée sur la ligne de crête des monts de Judée, entre 650 et 830 m d'altitude, avec le mont Scopus à 826 m comme point culminant. C'est une ligne de partage des eaux : ce qui tombe à l'ouest coule vers la Méditerranée, à 60 km, et ce qui tombe à l'est descend sur 30 km jusqu'à la mer Morte, 430 m sous le niveau de la mer, en traversant le désert de Judée, d'où le contraste brutal entre les quartiers occidentaux, arborés et méditerranéens, et l'horizon aride que l'on voit depuis le mont des Oliviers.

Les trois vallées et les deux villes

Trois vallées façonnent la ville ancienne : le Cédron à l'est, le Hinnom (la Géhenne) au sud et à l'ouest, et le Tyropœon, aujourd'hui enfoui, qui coupe la vieille ville en deux. La vieille ville ne mesure que 0,9 km² à l'intérieur de 4 km de remparts ottomans et conserve la grille romaine du IIe siècle ; la ville moderne s'étend sur 125 km² de crêtes et de ravins, ce qui explique les pentes constantes et pourquoi presque rien n'est plat.

Le climat et la loi de 1918 imposant la pierre calcaire

Le climat est méditerranéen d'altitude, avec des étés secs et des nuits fraîches et des hivers pluvieux qui apportent parfois de la neige. Depuis 1918, une règle d'urbanisme impose le revêtement en pierre calcaire locale, la fameuse pierre de Jérusalem, ce qui donne à toute la ville, centres commerciaux et immeubles de bureaux compris, la même couleur de sable doré au crépuscule.

Culture

La Cinémathèque de Jérusalem et son festival de cinéma

La production culturelle qui définit Jérusalem est celle qui traite de la cohabitation forcée, et elle apparaît davantage dans le débat que sur les grandes scènes. La Cinémathèque de Jérusalem, ouverte en 1981 dans la vallée de Hinnom, organise depuis 1984 le Festival du film de Jérusalem, en juillet, l'une des rares plateformes où films israéliens et palestiniens figurent au même programme. L'Académie Bezalel des arts et du design, fondée en 1906, est la plus ancienne institution artistique du pays et alimente le circuit des galeries de la rue Hanevi'im et du complexe Hansen, un ancien hôpital pour lépreux du XIXe siècle converti en centre d'art et de technologie. En musique, la ville est forte à deux extrémités. L'une est la liturgie : chant synagogal, chœurs arméniens, le muezzin et les cloches orthodoxes, tous audibles du même point au crépuscule. L'autre est une scène indépendante petite et tenace, concentrée dans des bars comme ceux de Mahane Yehuda une fois les étals fermés.

Amos Oz et S. Y. Agnon ont écrit la ville

La littérature est le genre où la ville s'est le plus expliquée. Amos Oz a grandi dans le quartier de Kerem Avraham des années 1940 et l'a reconstitué dans « Une histoire d'amour et de ténèbres » ; S. Y. Agnon, prix Nobel 1966, a écrit presque toute son œuvre à Talpiot, où la maison est aujourd'hui un musée ; Yehuda Amichai a transformé la topographie de la ville en poésie de conversation quotidienne ; côté palestinien, Jabra Ibrahim Jabra et Emile Habibi ont traité de la perte et de la permanence. La Bibliothèque nationale d'Israël a inauguré en 2023 un nouveau bâtiment de Herzog & de Meuron à côté de la Knesset, avec une salle de lecture ouverte au public et des expositions gratuites de manuscrits.

La religion organise la semaine à Jérusalem

La religion définit le fonctionnement de la semaine. Les musulmans font la prière collective du vendredi midi, quand des dizaines de milliers de personnes franchissent les portes de la vieille ville ; les juifs observent le Shabbat de l'après-midi du vendredi au crépuscule du samedi, transports publics arrêtés et la plupart des commerces fermés ; les chrétiens, partagés entre calendriers grégorien et julien, célèbrent le dimanche et ont parfois deux Pâques à plusieurs semaines d'écart. Quiconque passe une semaine entière dans la ville remarque que les trois jours de repos ne coïncident jamais, et qu'une bonne partie de la logistique urbaine existe pour s'y adapter.

La clé de la porte du Saint-Sépulcre, partagé entre six confessions chrétiennes, est gardée depuis des siècles par deux familles musulmanes.

À Yom Kippour, qui dure 25 heures, il n'y a ni vol, ni bus, ni voiture sur les routes juives, et les enfants roulent à vélo au milieu des avenues.

Fêtes et événements

Hommes préparant une grande marmite et des ustensiles en plein air, dans une rue de Jérusalem, pour nettoyer la vaisselle avant Pessah.
Nettoyage de vaisselle pour Pessah · Amos Ben Gershom · CC BY-SA 3.0

Pessah (Pâque juive)

Mars ou avril, sept jours en Israël. La ville se remplit de pèlerins, le pain disparaît des étagères, les restaurants changent leur carte et il y a une bénédiction sacerdotale de masse au Mur des Lamentations. Les hôtels affichent complet et les tarifs doublent.

L'édicule du Saint-Sépulcre vu d'en haut, entouré par la foule de la cérémonie du Feu sacré, en 1941, avec des échafaudages en bois sur les murs de la basilique.
Feu sacré vu depuis la coupole, 1941 · Matson Photo Service · Public domain

Semaine sainte et Feu sacré

De mars à mai, avec des dates catholiques et orthodoxes qui coïncident rarement. Le samedi saint orthodoxe, la cérémonie du Feu sacré au Saint-Sépulcre réunit des milliers de fidèles dans un espace restreint, avec une entrée contrôlée par la police et des files dès l'aube.

Étal de marché avec des caisses de noix et de fruits secs sous une bâche bleue, à Jérusalem-Est, pendant le mois de ramadan.
Jérusalem-Est pendant le ramadan · שלמה רודד · CC BY 2.5

Ramadan

Un mois du calendrier lunaire islamique ; en 2026, il est tombé vers février-mars, et il avance d'environ onze jours par an. Le soir, la porte de Damas et le quartier musulman restent illuminés et ouverts tard, avec pâtisseries et cuisine de rue après l'iftar ; les dernières nuits, l'accès à l'Esplanade est restreint.

Une route courbe sans voitures, entourée d’arbres et de bâtiments sur les collines de Gilo, photographiée pendant Yom Kippour en 2011.
Yom Kippour à Gilo · 2011 · zeevveez from Jerusalem, Israel · CC BY 2.0

Yom Kippour

Septembre ou octobre, 25 heures. C'est le jour où toute la ville s'arrête : aucun vol, aucun bus, aucune voiture sur les axes juifs, boutiques fermées, et des enfants qui font du vélo au milieu des avenues. Prévoyez la nourriture et l'hébergement à l'avance.

Des arrosoirs colorés brillent dans le noir et versent des filets de lumière, installation Guardian Angel du Festival de la lumière de Jérusalem.
Arrosoirs lumineux au Festival de la lumière, 9 juin 2013 · Ira Goldstein · CC BY-SA 3.0

Festival de la Lumière et marche de Jérusalem

Le Festival de la Lumière a généralement lieu en juin et projette des installations lumineuses sur les remparts et les ruelles de la vieille ville, avec des parcours gratuits en soirée. En septembre ou octobre, pendant Souccot, la marche de Jérusalem rassemble des dizaines de milliers de personnes le long d'avenues fermées à la circulation.

Livres et films

« Jérusalem, biographie », Simon Sebag Montefiore (2011)

Raconte trois mille ans à travers la succession de ceux qui ont dirigé la ville, dynastie par dynastie. C'est le livre qui parvient à relier les strates que l'on voit empilées dans un même mur.

« Une histoire d'amour et de ténèbres », Amos Oz (2002)

Mémoires d'enfance dans le quartier de Kerem Avraham entre 1939 et 1952, avec le partage, le siège et la division de la ville vus depuis la fenêtre d'un minuscule appartement plein de livres.

« Ushpizin », réal. Gidi Dar (2004)

Comédie tournée à Mea Shearim avec des acteurs et une équipe issus de la communauté haredi elle-même, se déroulant pendant Souccot. Elle montre de l'intérieur, sans moquerie ni dévotion, la logique domestique du quartier le plus fermé de la ville.

Questions fréquentes

Jérusalem : qu'est-ce qui ferme le vendredi après-midi, avec le Shabbat ?

Entre environ 14 h et le coucher du soleil le vendredi, tout ferme en même temps : supermarchés, tramway, bus, la plupart des restaurants. Qui débarque à 16 h trouve la ville à l'arrêt, sans taxi bon marché avant le samedi soir.

Jérusalem : comment venir de l'aéroport Ben Gourion ?

L'option la plus rapide est le train à grande vitesse jusqu'à la gare souterraine Yitzhak Navon : le trajet dure environ 25 minutes et coûte environ 19 ₪, avec des départs fréquents. Le train ne circule pas de la fin d'après-midi du vendredi à la tombée de la nuit le samedi.

Jérusalem : que voir lors de l'excursion à Bethléem ?

Bethléem, à 10 km au sud, concentre la basilique de la Nativité, construite sur la grotte depuis 339 et reconstruite par Justinien au VIe siècle, et le mur de séparation avec les fresques attribuées à Banksy.

Jérusalem : quelle est la monnaie, et le voyage est-il cher ?

La monnaie est le nouveau shekel israélien (₪, ILS), qui vaut environ 1,60 R$ et 0,29 US$ en 2026, et Israël est cher pour la région.

Jérusalem : quelle est la meilleure période pour y aller ?

Les meilleures fenêtres sont avril et mai, puis octobre et novembre, avec 18 à 25 °C, un ciel dégagé et de longues journées. De juin à septembre, il ne pleut pas, mais l'après-midi atteint 28 à 32 °C ; de décembre à février, il fait 8 à 13 °C le jour, et c'est à cette période que tombe presque toute la pluie de l'année.

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