
Chili
Santiago du Chili
Les Andes au bout de la rue, musées, marchés et vignobles
Voir l’itinéraire de 2 joursOuvrir Santiago du Chili sur la carte
Jours Commencez par le programme de base, puis choisissez les prolongements selon votre temps.
Comment le guide arrive à ce chiffre
Allez de la Plaza de Armas au Cerro Santa Lucía le premier jour ; réservez le deuxième au Museo de la Memoria, à La Chascona et au San Cristóbal. Avec plus de temps, ajoutez la ville haute et le Persa Bío Bío le troisième jour, puis Valparaíso ou le Cajón del Maipo le quatrième. La visite aide à comprendre le Chili, dont le gouvernement, les banques et les universités sont concentrés ici, mais ceux qui attendent un centre historique préservé seront déçus. Le séisme de 1647 a détruit une grande partie de la ville, et celui de 1730 a de nouveau endommagé ses bâtiments. Le plan en damier est resté. Pour une étape d’un jour, combinez la Plaza de Armas et le Precolombino, puis déjeunez aux comptoirs latéraux du Mercado Central. Montez au Cerro Santa Lucía en fin d’après-midi et dînez à Lastarria après 21 h. Évitez de choisir l’hiver pour la vue : l’air s’alourdit et la cordillère peut disparaître pendant plusieurs jours.
2–3
Quand Mars à mai et septembre à novembre
Comment le guide arrive à ce chiffre
L'été va de décembre à février, avec des maximales de 30 à 34 °C, un air sec, des nuits fraîches en raison de l'altitude et une pluie pratiquement nulle. En février, une bonne partie de la ville part en vacances, et restaurants et théâtres ferment pendant des semaines. L'automne, de mars à mai, apporte des températures de 18 à 25 °C, une lumière limpide et les premières pluies. L'hiver, de juin à août, oscille entre 2 et 14 °C, avec du gel le matin, de la neige seulement sur les sommets et presque toutes les précipitations annuelles, environ 300 mm, concentrées sur ces mois. C'est aussi la saison du ski, à une heure et demie du centre, et celle où l'inversion thermique provoque des épisodes de préalerte environnementale, avec un air lourd et la cordillère invisible pendant des jours. Le printemps, de septembre à novembre, offre la meilleure combinaison de ciel dégagé, de températures douces et de ville animée. Si vous avez le choix, évitez juin et juillet à cause de la pollution et la seconde quinzaine de février à cause de la chaleur et des commerces fermés ; et si vous venez en septembre, attendez-vous à ce que tout s'arrête le 18 et le 19.
Par personne/jour Économique environ 45 000 CLP ; moyen environ 110 000 CLP ; confortable à partir d'environ 220 000 CLP
Comment le guide arrive à ce chiffre
Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.
Ce qu’en pense NiloDeux jours à Santiago permettent de découvrir le noyau historique et de visiter les musées sans tout concentrer en une promenade. Allez de la Plaza de Armas au Cerro Santa Lucía le premier jour ; réservez le deuxième au Museo de la Memoria, à La Chascona et au San Cristóbal. Avec plus de temps, ajoutez la ville haute et le Persa Bío Bío le troisième jour, puis Valparaíso ou le Cajón del Maipo le quatrième. La visite aide à comprendre le Chili, dont le gouvernement, les banques et les universités sont concentrés ici, mais ceux qui attendent un centre historique préservé seront déçus. Le séisme de 1647 a détruit une grande partie de la ville, et celui de 1730 a de nouveau endommagé ses bâtiments. Le plan en damier est resté. Pour une étape d’un jour, combinez la Plaza de Armas et le Precolombino, puis déjeunez aux comptoirs latéraux du Mercado Central. Montez au Cerro Santa Lucía en fin d’après-midi et dînez à Lastarria après 21 h. Évitez de choisir l’hiver pour la vue : l’air s’alourdit et la cordillère peut disparaître pendant plusieurs jours.Au bout de presque chaque rue de Santiago se dresse un mur de roche coiffé de neige, la cordillère des Andes, et c'est d'après elle, à l'est, que la ville s'oriente. Les tremblements de terre ont emporté presque tout le bâti colonial, et c'est pourquoi le centre vaut surtout par ses musées, comme le Precolombino et le Museo de la Memoria, qui documente la dictature de 1973 à 1990, plus que par son architecture. Depuis le Cerro Santa Lucía, on voit le plan de 1541 en contrebas, et le San Cristóbal se gravit en funiculaire. Déjeunez d'un caldillo aux comptoirs latéraux du Mercado Central et dînez tard, à Lastarria ou à Bellavista. Venez entre septembre et novembre ou de mars à mai, de préférence juste après une pluie, quand l'air se nettoie et que la montagne apparaît tout entière, et prévoyez deux jours, plus un pour la ville haute et le Persa Bío Bío.
Fiche rapide
- Population
- environ 6,2 millions dans la province de Santiago ; environ 8,5 millions dans la Région métropolitaine (projection INE, 2026)
- Fondation
- 12 février 1541, par Pedro de Valdivia, sous le nom de Santiago del Nuevo Extremo
- Pays et région
- Chili : Région métropolitaine de Santiago, dans la Vallée centrale
- Langue
- Espagnol ; le castillan chilien a son propre lexique et son propre rythme
- Monnaie
- Peso chilien (CLP) ; environ 950 CLP pour 1 $ US (approximatif, 2026)
- Fuseau horaire
- UTC−4 ; UTC−3 à l'heure d'été, de septembre à avril
- Meilleure période
- Mars à mai et septembre à novembre
- Coût moyen par jour
- Économique environ 45 000 CLP ; moyen environ 110 000 CLP ; confortable à partir d'environ 220 000 CLP
Quand y aller
Mars à mai et septembre à novembre
janvier
14° à 30°C
1 mm de pluie
février
13° à 30°C
1 mm de pluie
juin
5° à 16°C
80 mm de pluie
juillet
4° à 16°C
50 mm de pluie
août
5° à 18°C
44 mm de pluie
décembre
12° à 29°C
3 mm de pluie
Ce qui change au fil de l’année
L'été va de décembre à février, avec des maximales de 30 à 34 °C, un air sec, des nuits fraîches en raison de l'altitude et une pluie pratiquement nulle. En février, une bonne partie de la ville part en vacances, et restaurants et théâtres ferment pendant des semaines. L'automne, de mars à mai, apporte des températures de 18 à 25 °C, une lumière limpide et les premières pluies. L'hiver, de juin à août, oscille entre 2 et 14 °C, avec du gel le matin, de la neige seulement sur les sommets et presque toutes les précipitations annuelles, environ 300 mm, concentrées sur ces mois. C'est aussi la saison du ski, à une heure et demie du centre, et celle où l'inversion thermique provoque des épisodes de préalerte environnementale, avec un air lourd et la cordillère invisible pendant des jours. Le printemps, de septembre à novembre, offre la meilleure combinaison de ciel dégagé, de températures douces et de ville animée. Si vous avez le choix, évitez juin et juillet à cause de la pollution et la seconde quinzaine de février à cause de la chaleur et des commerces fermés ; et si vous venez en septembre, attendez-vous à ce que tout s'arrête le 18 et le 19.
Les mêmes chiffres en tableau
| Mois | Température °C | Pluie mm |
|---|---|---|
| janvier | 14 à 30 | 1 |
| février | 13 à 30 | 1 |
| mars · | 12 à 28 | 4 |
| avril · | 9 à 23 | 18 |
| mai · | 7 à 19 | 43 |
| juin | 5 à 16 | 80 |
| juillet | 4 à 16 | 50 |
| août | 5 à 18 | 44 |
| septembre · | 7 à 20 | 25 |
| octobre · | 9 à 23 | 12 |
| novembre · | 10 à 27 | 5 |
| décembre | 12 à 29 | 3 |
Les conseils de Nilo
Au Mercado Central, mangez au comptoir latéral et avant 16 h
Au Mercado Central, les tables du centre facturent bien plus cher que les comptoirs latéraux, pour la même nourriture. Asseyez-vous au comptoir. Allez-y avant 16 h, tant que le poisson de San Antonio et de Valparaíso est encore là. Après cette heure, il ne reste que le menu pour les gens de passage.
Montez au Sky Costanera le matin après une pluie
La vue depuis le Sky Costanera n'existe que par air limpide, et le bon créneau est le matin après une pluie, ou la fin d'après-midi. Le belvédère se trouve aux étages 61 et 62 de la Gran Torre, à 300 m de hauteur. L'entrée coûte environ 25 000 CLP en horaire normal et 30 000 CLP au coucher du soleil, de 16 h à 18 h. Si la brume voile la ville le matin, remplacez la visite par le Precolombino et gardez le belvédère pour un autre jour.
Achetez la carte bip ! à la première station de métro
C'est avec la bip ! que l'on paie le métro et le bus, et le bus n'accepte pas d'argent liquide. La carte coûte environ 1 550 CLP et se recharge sur place. La correspondance effectuée dans un délai d'environ deux heures est à tarif réduit ou gratuite.
Allez au centre en semaine et au Persa Bío Bío le week-end
Le Persa Bío Bío, sur la ligne 2 près de Franklin, fonctionne surtout le week-end, et en semaine la moitié reste fermée. Santiago Centro fait l'inverse : il se remplit les jours ouvrés et se vide le soir et le week-end. Laissez la Plaza de Armas, La Moneda et le Museo Chileno de Arte Precolombino pour le mardi au vendredi, ainsi que le Museo de la Memoria, gratuit, qui demande deux heures entières. Les deux musées ferment le lundi.
Dînez entre 21 h et 22 h : à 19 h 30, la salle est vide
À 19 h 30, beaucoup de cuisines sont en pause, et les santiaguinos ne dînent qu'entre 21 h et 22 h. Réservez pour après 21 h et, si la faim arrive avant, faites comme les Chiliens et prenez la once entre 19 h et 21 h, avec du pain, du fromage, de l'avocat et du thé.
Demandez l'exonération de TVA à l'arrivée
Personne n'applique l'exonération d'office, et la TVA de 19 % représente presque un cinquième du prix de la nuit. Elle s'applique aux voyageurs qui paient l'hôtel en devise étrangère, avec passeport et justificatif d'entrée. Demandez-la à la réception, à l'enregistrement, avant d'arrêter le mode de paiement ; demander ne gêne personne.
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Santiago, la capitale du Chili, offre les Andes au bout des rues, des musées, des marchés et des collines avec belvédère.
Santiago occupe un bassin fermé entre la cordillère des Andes, à l'est, et la cordillère de la Côte, à l'ouest. Le río Mapocho descend des Andes et traverse la ville d'est en ouest, canalisé depuis le XVIIIe siècle ; au sud, le Zanjón de la Aguada remplit la même fonction de drainage.

Cerro Santa Lucía
L'ancien Huelén, un affleurement rocheux de 69 m dominant la ville, aménagé en jardin par Vicuña Mackenna en 1872 avec terrasses, escaliers et la Terraza Neptuno. Une montée rapide, une belle vue sur le damier, et l'obligation de signer le livre d'entrée à certains accès.
L'ancien Huelén, affleurement aménagé en jardin avec terrasses et escaliers, se gravit vite, révèle le damier, et à certaines entrées il faut signer le registre.
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Museo Chileno de Arte Precolombino
Ouvert en 1981 dans l'ancienne Real Casa de Aduana (1805), il réunit environ 3 000 pièces venues de toute l'Amérique, du Mexique jusqu'au sud andin. La salle dédiée aux cultures chiliennes, en sous-sol, comprend des momies chinchorro, les plus anciennes au monde.
Dans le bâtiment de la douane, devenu musée en 1981, se trouve une collection américaine d'environ 3 000 pièces, et au sous-sol, la salle du pays conserve des momies chinchorro, les plus anciennes connues.
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Museo de la Memoria y los Derechos Humanos
Inauguré en 2010 à Matucana, il documente les violations commises entre 1973 et 1990 à travers photos, lettres, objets et enregistrement audio original du bombardement de La Moneda. Entrée gratuite ; comptez au moins deux heures.
Images, lettres, objets et le son enregistré du bombardement documentent les abus survenus de 1973 à 1990, l'entrée est gratuite, et il vaut la peine de réserver au moins deux heures.
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Plaza de Armas et Catedral Metropolitana
Le point zéro de la ville depuis 1541, avec le Correo Central bâti sur les ruines de la maison de Valdivia. La cathédrale actuelle, construite entre 1748 et 1800 avec une façade achevée par Joaquín Toesca, est la cinquième érigée sur ce même terrain.
Le point d'origine de 1541 a le Correo Central installé sur les ruines de la demeure de Valdivia, et la cathédrale, dont la façade a été achevée par Toesca, est la cinquième construction sur ce sol.
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Palacio de La Moneda
Conçu par Toesca comme hôtel de la Monnaie et achevé en 1805, il est le siège de la présidence depuis 1846 et a été bombardé le 11 septembre 1973. La relève de la garde a lieu un jour sur deux, vers 10 h, et la cour centrale est ouverte aux visiteurs à des horaires fixes.
La maison de la monnaie fut achevée en 1805, devient le siège de la présidence à partir de 1846 et a été bombardée le 11 septembre 1973, tandis que la relève de la garde a lieu un jour sur deux, vers 10 h.
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Parque Metropolitano et Cerro San Cristóbal
Le plus grand parc urbain du Chili, dont le sommet à 880 m est couronné par la statue de l'Immaculée Conception, haute de 22 m, inaugurée en 1908. On y monte par le funiculaire de 1925, au départ de Pio Nono, ou à pied par le chemin de la Pirámide.
Le funiculaire part de Pío Nono, et le parcours à pied suit le chemin de la Pirámide, dans le plus grand parc urbain du Chili, où la statue de l'Immaculée Conception couronne le sommet.
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La Chascona
Maison que Pablo Neruda a construite en 1953 au pied du San Cristóbal pour Matilde Urrutia, organisée comme un bateau sur trois niveaux. Elle a été saccagée en septembre 1973, et la veillée funèbre du poète s'y est tenue, au milieu des décombres.
En 1953, Pablo Neruda fait construire, au pied de la colline, la maison destinée à Matilde Urrutia, agencée sur trois étages comme un bateau, et les funérailles du poète ont eu lieu là, au milieu des décombres, après le saccage de septembre 1973.
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Mercado Central et La Vega
Le marché aux poissons, sous une structure de fer préfabriquée montée en 1872, et, de l'autre côté du Mapocho, La Vega Central, où la ville achète fruits et légumes. Au Mercado Central, les comptoirs latéraux servent caldillo et machas à un prix bien inférieur à celui des tables centrales.
Sous la ferronnerie, les comptoirs latéraux servent caldillo et machas à un prix bien plus bas que celui des tables centrales, et en traversant le Mapocho, la ville achète ses fruits et légumes.
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Centro Cultural La Moneda
Salle d'exposition souterraine ouverte en 2006 sous la Plaza de la Ciudadanía, avec la Cineteca Nacional et des expositions internationales. C'est le principal espace d'exposition du centre-ville, et il a souvent des jours ou des horaires d'entrée gratuite.
C'est une salle d'exposition temporaire : sans une exposition en cours qui vous intéresse, il n'y a pas de collection permanente pour justifier la visite. À six pâtés de maisons, le Museo Chileno de Arte Precolombino possède 3 000 pièces permanentes et les momies chinchorro, les plus anciennes du monde, et ne dépend pas du calendrier.
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L’itinéraire de Nilo
Commencez par le programme de base, puis choisissez les prolongements selon votre temps.
Organiser mes journées dans l’app ↗Jour 1 · Le damier fondateur et le XXe siècle
Commencez à 9 h à la Plaza de Armas : la cathédrale, le Correo Central et le Museo Histórico Nacional, dans l'ancien Palacio de la Real Audiencia.
Marchez trois pâtés de maisons jusqu’au Museo Chileno de Arte Precolombino et prévoyez 90 minutes, avec du temps pour la salle des cultures chiliennes au sous-sol et les momies chinchorro. Le Precolombino ferme le lundi ; ce jour-là, gardez la promenade dans le centre et reportez le musée à une autre date.
Déjeunez aux comptoirs latéraux du Mercado Central, puis traversez le Mapocho jusqu'à La Vega Central, où la ville achète ses fruits et légumes.
Continuez à pied par le Parque Forestal jusqu'au Museo Nacional de Bellas Artes (1910) et montez au Cerro Santa Lucía en fin d'après-midi.
Dînez à Lastarria après 21 h et terminez par un pisco sour dans un bar de la rue Merced.
Jour 2 · Museo de la Memoria, La Chascona et le San Cristóbal
Prenez le métro jusqu’à Quinta Normal et prévoyez deux heures pour le Museo de la Memoria y los Derechos Humanos, dont l’entrée est gratuite. Faites cette visite du mardi au dimanche, car le musée ferme le lundi.
Revenez par le centre-ville et passez par la Plaza de la Ciudadanía pour voir La Moneda de l'extérieur et les expositions du Centro Cultural, en sous-sol.
Déjeunez dans le Barrio Yungay ou le Barrio Brasil, où la colación coûte entre 7 000 et 10 000 CLP.
L'après-midi, visitez La Chascona, à Bellavista, et montez en funiculaire au Cerro San Cristóbal pour le coucher du soleil.
Redescendez à pied par Pio Nono et dînez à Bellavista ou à Barrio Italia, à deux stations de métro.
Si vous restez plus longtemps
Jour 3 · La ville haute, le marché et la cordillère
Commencez par le Sky Costanera, au 61e étage de la Gran Torre, dès l'ouverture, quand l'air est encore pur.
Marchez dans El Golf et Nueva Las Condes pour voir le Santiago corporate et déjeunez là-bas ou au Parque Bicentenario, à Vitacura.
Prenez la Ligne 2 jusqu'à Franklin et parcourez le Persa Bío Bío, marché aux puces ouvert surtout le week-end.
Revenez au centre et buvez un terremoto à La Piojera, ou écoutez de la cueca brava dans un bar de la rue Bandera.
S'il vous reste une demi-journée, remplacez le Persa par un domaine viticole de la vallée du Maipo, à 45 minutes du centre-ville.
Cuisine
Illustration par IAEmpanada de pino
Cuite au four, grande, garnie de bœuf haché au couteau, d'oignon revenu, d'une olive avec son noyau, de raisins secs et d'un quart d'œuf dur. C'est le plat national de septembre ; de nombreuses boulangeries les vendent seulement jusqu'à épuisement, vers midi.
Illustration par IACompleto italiano
Hot-dog recouvert de tomate hachée, d'avocat écrasé et de mayonnaise : les couleurs du drapeau italien. Se mange debout, serviette à la main, dans des chaînes comme Domino ou à n'importe quel coin de rue après 23 h.
Illustration par IAMote con huesillo
Boisson d'été des chariots de rue, faite de mote (blé cuit) dans un sirop sucré à la cannelle, avec une pêche séchée qui flotte à la surface.
Illustration par IASopaipillas
Disques de pâte à la courge frits, vendus sur le trottoir surtout les jours de pluie. Salées, elles s'accompagnent de pebre ou de moutarde ; sucrées, elles sont nappées de sirop de chancaca, d'orange et de cannelle.
Illustration par IAPastel de choclo et cazuela
Deux plats mijotés : le pastel de choclo superpose bœuf, poulet, olive et œuf sous une couche de maïs râpé gratinée au sucre, servi dans un plat en terre cuite ; la cazuela est un bouillon avec un morceau de viande, pomme de terre, courge et maïs. Les deux se mangent au déjeuner, pas au dîner.
Illustration par IABarros Luco et churrasco
Sandwich de bœuf tranché avec fromage fondu, baptisé du nom du président Ramón Barros Luco (1910–1915), qui le commandait toujours. La variante barros jarpa remplace le bœuf par du jambon ; le pain est une marraqueta ou une frica.
Illustration par IAFruits de mer et caldillo
La mer arrive chaque jour de San Antonio et de Valparaíso : machas a la parmesana, huîtres de Chiloé, congre en caldillo, oursins en été. Mangez au Mercado Central avant 16 h ou dans les cocinerías du Terminal Pesquero.
Illustration par IATerremoto et pisco sour
Le terremoto est un vin pipeño blanc avec de la glace à l'ananas et une pointe de grenadine, servi dans un grand verre à La Piojera et dans les fondas de septembre ; la réplica est la deuxième tournée, plus petite. Le pisco sour, à base de pisco chilien, de citron vert de Pica et de sucre, est l'apéritif standard.
Excursions à la journée

Valparaíso et Viña del Mar
120 km à l'ouest, environ 1 h 40 à 2 h de bus au départ du Terminal Alameda toutes les 15 minutes, pour 8 000–14 000 CLP. Valparaíso offre les ascenseurs, les collines Alegre et Concepción, et la maison La Sebastiana de Neruda ; Viña ajoute la plage et le jardin du Museo Fonck.

Cajón del Maipo et Embalse El Yeso
Vallée andine au sud-est, entre 50 et 100 km du centre-ville selon le point ; San José de Maipo est à environ 1 h 15, et le réservoir El Yeso à environ 2 h 30, par une route non goudronnée sur les 25 derniers kilomètres. Allez-y en voiture de location ou en excursion, prenez un manteau même en été, et attendez-vous à une route fermée par la neige entre juin et août.

Domaines viticoles de la vallée du Maipo et des Andes
Concha y Toro, à Pirque, et Santa Rita, à Alto Jahuel, sont à 40–60 minutes du centre et proposent des visites guidées avec dégustation sur réservation. En hiver, vous pouvez troquer les vignobles contre la neige : les stations de Farellones, El Colorado et Valle Nevado, entre 2 400 et 3 000 m d'altitude, sont à environ une heure et demie du centre.
Par où commencer
Le damier fondateur et le XXe siècle

Commencez à 9 h à la Plaza de Armas : la cathédrale, le Correo Central et le Museo Histórico Nacional, dans l'ancien Palacio de la Real Audiencia.
Museo de la Memoria, La Chascona et le San Cristóbal

Prenez le métro jusqu’à Quinta Normal et prévoyez deux heures pour le Museo de la Memoria y los Derechos Humanos, dont l’entrée est gratuite. Faites cette visite du mardi au dimanche, car le musée ferme le lundi.
La ville haute, le marché et la cordillère

Commencez par le Sky Costanera, au 61e étage de la Gran Torre, dès l'ouverture, quand l'air est encore pur.
Argent
La monnaie est le peso chilien (CLP), avec des billets de 1 000 à 20 000 et des pièces de 10 à 500. Le cours tournait autour de 950 CLP pour un dollar en 2026. Fourchettes de prix : expresso 2 000–3 500 CLP, menu du midi (colación) 7 000–13 000 CLP, dîner dans un restaurant moyen 18 000–30 000 CLP par personne. Empanada 2 500–4 000 CLP, completo 3 000–5 000 CLP, mote con huesillo 1 500–2 500 CLP, bière pression 4 000–6 000 CLP. Course courte en VTC 4 000–8 000 CLP ; hôtel de gamme moyenne 70 000–120 000 CLP la nuit. La carte passe presque partout, y compris sans contact et sur les marchés équipés d'un terminal. Prévoyez des espèces pour La Vega, les persas et les chariots de rue. Les distributeurs du réseau Redbanc prélèvent 3 500 à 8 000 CLP par retrait avec une carte étrangère. Les bureaux de change d'Agustinas et des abords d'Ahumada offrent un meilleur taux que l'aéroport. Un pourboire de 10 % est suggéré sur l'addition. Il est facultatif selon la loi et vous pouvez le refuser sans gêne : on vous le demande à voix haute, et personne ne s'offusque de la réponse.
Arriver et se déplacer
Aéroport : 22 km au nord-ouest, toujours pas de métro
L'aéroport international Arturo Merino Benítez (SCL) se trouve à Pudahuel, à environ 22 km au nord-ouest du centre-ville, et n'a toujours pas de métro. La future Ligne A n'est prévue que pour le début des années 2030. Restent trois solutions : bus officiel, taxi et application. Les bus officiels Centropuerto et Turbus Aeropuerto rejoignent la station Pajaritos (Ligne 1) ou Los Héroes pour environ 2 500 à 4 000 CLP, avec des départs toutes les 10 à 15 minutes ; les taxis de comptoir officiel et les transferts coûtent entre 25 000 et 40 000 CLP ; et les applications (Uber, Cabify, DiDi), réglementées depuis 2023, ont leur propre point de prise en charge au niveau supérieur. Avec une circulation fluide, le trajet prend 30 minutes, et il peut doubler aux heures de pointe du matin et du soir. Dans le hall d'arrivée, quelqu'un vous proposera une course avant même que vous n'ayez rien décidé ; ignorez-le et dirigez-vous vers le comptoir.
Métro et bus sur la même carte bip !
En ville, le réseau Red réunit métro et bus sur la carte bip !, vendue dans les stations et les points Red pour environ 1 550 CLP et rechargeable en espèces ou par carte. Depuis le 22 février 2026, le trajet en métro coûte 895 CLP en heure de pointe, 815 CLP en heure intermédiaire et 735 CLP en heure creuse, et le bus pratique un tarif unique de 795 CLP. Les correspondances effectuées dans un délai d'environ deux heures sont à prix réduit ou gratuites. Les bus n'acceptent pas les espèces : sans carte bip !, la porte ne s'ouvre pas. Le métro fonctionne à peu près de 6 h à 23 h, à partir de 8 h le dimanche, avec sept lignes (1, 2, 3, 4, 4A, 5 et 6), environ 140 km et environ 140 stations. La ligne 7, entre Renca et Vitacura, dépassait 42 % d'avancement en 2026 et devrait ouvrir fin 2028. Le centre, Lastarria, Bellavista et Barrio Italia se parcourent à pied ; pour les trajets plus longs, l'axe de la ligne 1 règle presque tout. Des pistes cyclables continues traversent Providencia, longent l'Alameda et suivent le Mapocho, et un système public de vélos en libre-service complète l'offre.
Sécurité
Santiago est une capitale à risque modéré : le problème le plus courant est le vol à la tire et le vol de téléphone, et les violences contre les touristes sont rares. Les points de vigilance sont la Plaza de Armas, le Paseo Ahumada, les abords de l'Estación Central et du Barrio Meiggs, Patronato et les sorties de métro aux heures de pointe, ainsi que Bellavista au petit matin, quand les bars se vident. La règle pratique est celle que suivent les habitants : ne pas rester immobile sur le trottoir le téléphone à la main, ni le poser sur une table de bar tournée vers la rue. Laissez le passeport à l'hôtel, portez le sac à dos devant vous dans le métro et ne vous promenez pas dans le centre avec l'appareil photo autour du cou. La nuit, entre deux quartiers, préférez un VTC à la marche, surtout pour traverser le Mapocho. Évitez la Plaza Baquedano et l'Alameda les jours de manifestation, car des stations de métro peuvent fermer sans préavis et le gaz lacrymogène se répand sur plusieurs pâtés de maisons. Si vous tombez sur une manifestation, contournez la zone et ne photographiez pas de près. Les séismes sont fréquents et les constructions suivent une norme parasismique stricte ; en cas de secousse, éloignez-vous des vitres, restez à l'étage où vous êtes et suivez les consignes du bâtiment. Urgences : 133 pour les carabineros, 131 pour une ambulance, 132 pour les pompiers.
Codes de politesse
La once, le dîner chilien de 19 h à 21 h
Entre 19 h et 21 h, beaucoup de gens remplacent le dîner par du pain, du fromage, de l'avocat, du thé et quelque chose de sucré. Une invitation à « tomar once » est une invitation à un repas complet ; apportez du pain frais, du kuchen ou quelque chose de sucré.
Salutation : une bise sur la joue droite
Les femmes saluent les femmes et les hommes d'une bise, y compris lors d'une première rencontre et dans un contexte professionnel informel ; les hommes entre eux se serrent la main. Ne tendre que la main à une femme peut paraître distant.
« Al tiro » ne veut pas dire maintenant
« Al tiro » signifie littéralement « immédiatement », mais en pratique cela couvre de cinq minutes à une demi-heure. Pour un rendez-vous entre amis, arriver 15 à 20 minutes après l'heure convenue est normal ; pour une réunion de travail, non.
N'ouvrez pas le débat pisco Chili-Pérou
La dispute sur l'origine du pisco est prise au sérieux des deux côtés, et la blague d'étranger tombe mal. Commandez un pisco sour et laissez mourir le sujet.
Le coup d'État de 1973 provoque encore des affrontements à chaque anniversaire
L'anniversaire du coup d'État de 1973 divise encore les familles et provoque des manifestations et des affrontements à Santiago. Posez des questions, écoutez, mais ne traitez pas le sujet comme une curiosité touristique et n'en plaisantez pas.
Dans le métro, tenez votre droite dans l'escalator et laissez descendre avant de monter
Dans l'escalator, restez debout à droite et marchez à gauche ; dans la rame, laissez descendre les passagers avant d'entrer et cédez les places prioritaires, une règle que les usagers font vraiment respecter. Garder son sac à dos sur le dos à l'heure de pointe vaut une remontrance à voix haute.
Erreurs à éviter
Marcher du centre-ville jusqu'à Las Condes
Croire qu'on peut marcher du centre jusqu'à Las Condes. Il y a environ 12 km en ligne droite par Alameda-Providencia-Apoquindo, et la portion est n'aligne que des immeubles de bureaux : faites plutôt le trajet sur la ligne 1 du métro.
Essayer de payer le bus en espèces
Partir à l'arrêt de bus sans la carte bip ! chargée. Les bus de Red n'acceptent ni billets ni pièces, donc qui arrive sans carte rate le trajet ; achetez et rechargez le bip ! dans une station de métro au préalable.
Monter au point de vue par une matinée d'hiver
Monter au San Cristóbal ou au Sky Costanera par une matinée d'hiver en espérant voir la cordillère. Regardez vers l'est avant de payer le billet : si les Andes n'apparaissent pas depuis la rue, elles n'apparaîtront pas non plus là-haut.
Réserver le dîner à l'heure brésilienne
Réserver le dîner pour 19 h 30, comme au Brésil. À cette heure, qui mange à Santiago est à la once, et qui arrive affamé pour dîner n'a plus que le comptoir et un en-cas.
Payer l'hôtel sans demander l'exonération de TVA
Clôturer la note de l'hôtel en pesos chiliens au départ, sans avoir demandé l'exonération à l'arrivée. Payée en pesos, la TVA de 19 % s'ajoute à la note.
Expressions utiles
¿Cuánto vale?
Combien ça coûte ? La formule utilisée au Chili, à la place de « ¿cuánto cuesta ? »
Al tiro
Tout de suite, à l'instant : en pratique, « dans un petit moment »
¿Cachai?
Tu as compris ? Fin de phrase quasi automatique dans la conversation informelle
Una luca
Mille pesos ; une « gamba » vaut cent pesos et une « quina » vaut cinq cents
La cuenta, por favor
L'addition, s'il vous plaît : on ne l'apporte pas sans qu'on la demande
Vamos a tomar once
Allons prendre la once : pain, thé et charcuterie entre 19 h et 21 h, à la place du dîner
Quartiers

Santiago Centro
Le damier fondateur, avec la Plaza de Armas, La Moneda, les ministères, les tribunaux et les universités. Dense et animé en semaine, beaucoup plus vide le soir et le week-end, avec une forte présence de commerce populaire et de migrants récents.

Lastarria et Bellas Artes
Deux rues pavées et des immeubles des années 1920 entre le Parque Forestal et le Cerro Santa Lucía, avec musées, cinéma d'art et essai, librairies et restaurants. C'est le morceau du centre-ville pensé pour flâner ; il concentre la plupart des hôtels de charme.

Bellavista
Coincé entre le Mapocho et le Cerro San Cristóbal, partagé entre les comunas de Providencia et de Recoleta. Abrite La Chascona, la maison de Pablo Neruda, et la plus grande concentration de bars de la ville : animée jusqu'à tard du jeudi au samedi, et peu recommandable pour marcher distraitement au petit matin.
Providencia et Barrio Italia
Classe moyenne aisée, arborée, avec l'axe commercial de Providencia et la station Baquedano comme nœud du réseau. Le Barrio Italia, entre Providencia et Ñuñoa, est devenu un corridor d'antiquaires, d'ateliers, de cafés et de boutiques de design dans des demeures rénovées.
Las Condes et Vitacura
L'extrémité est, la plus riche, avec le quartier financier d'El Golf et Nueva Las Condes, surnommé Sanhattan, ainsi que la Gran Torre Santiago et le Costanera Center. Vitacura ajoute des galeries d'art, des restaurants chers et le Parque Bicentenario.
Ñuñoa
Quartier résidentiel de maisons basses et d'universités, avec la Plaza Ñuñoa comme centre de bars et de théâtre. Abrite l'Estadio Nacional et a un profil plus jeune et moins corporate que Las Condes.
Yungay et Barrio Brasil
Quartiers patrimoniaux à l'ouest du centre, avec des façades du XIXe siècle, des places et une vie culturelle faite de lieux indépendants, de bouquinistes et de restaurants bon marché. C'était le premier faubourg de l'élite, et il rassemble aujourd'hui étudiants, artistes et communautés immigrées.
Recoleta, Patronato et La Vega
Au nord du Mapocho : La Vega Central, le plus grand marché de fruits et légumes de la ville, et Patronato, quartier textile fondé par des commerçants palestiniens et syriens, aujourd'hui aussi coréen et chinois. Bon marché, bruyant, animé le matin et fermé tôt.
Histoire
1541 · Fondation près du Huelén
Pedro de Valdivia fonde Santiago del Nuevo Extremo le 12 février, entre deux bras du Mapocho et au pied de la colline Huelén. Le plan en damier de 126 pâtés de maisons part de la Plaza de Armas.
sept. 1541 · Attaque de Michimalonco
Des forces picunches menées par Michimalonco détruisent presque toute la ville tout juste fondée. La défense est conduite par Inés de Suárez pendant que Valdivia se trouve dans le sud ; la reconstruction prend des années.
1647 · Le Grand Séisme
Le 13 mai, un séisme détruit la ville et tue environ 600 personnes sur une population d’environ 12 mille habitants. En 1730, un autre séisme endommage des constructions, dont la cathédrale.
1780–1805 · Les tajamares et La Moneda
L'architecte italien Joaquín Toesca conçoit les tajamares qui contiennent les crues du Mapocho, ainsi que la Casa de Moneda, achevée en 1805. Le bâtiment devient siège du gouvernement en 1846.
1810–1818 · Junte et indépendance
La Primera Junta Nacional de Gobierno s'installe le 18 septembre 1810. L'indépendance se consolide avec la bataille de Maipú, le 5 avril 1818, livrée dans le sud de la ville elle-même.
1863 · Incendie de la Compañía
Le 8 décembre, l'incendie de l'église de la Compañía tue environ 2 000 personnes, presque toutes des femmes. Le drame accélère la création du corps de pompiers volontaires de Santiago, en 1863.

1872–1875 · La ville de Vicuña Mackenna
En tant qu'intendant, Benjamín Vicuña Mackenna transforme le Cerro Santa Lucía en parc et trace le camino de cintura, qui sépare formellement la ville de ses faubourgs. C'est la première grande chirurgie urbaine de Santiago.
1910–1913 · Les travaux du Centenaire
Le Museo Nacional de Bellas Artes (1910) et l'Estación Mapocho (1913), tous deux d'Emilio Jéquier, marquent le Santiago francisé de l'élite du salpêtre. Le Parque Forestal naît sur le lit canalisé du Mapocho.
1930–1970 · Migration et périphérie
La crise du salpêtre et l'industrialisation attirent des centaines de milliers de migrants ruraux. Naissent les poblaciones callampas puis, plus tard, les grandes occupations de terrain, comme celle de La Victoria, en 1957.
1973 · Le bombardement de La Moneda
Le 11 septembre, le coup d'État militaire bombarde le palais présidentiel ; Salvador Allende meurt dans le bâtiment. L'Estadio Nacional sert de centre de détention et la dictature dure jusqu'en 1990.

2019 · Estallido social
Une hausse de 30 pesos du ticket de métro déclenche, en octobre, le plus grand cycle de manifestations depuis 1990. Des dizaines de stations sont incendiées et la Plaza Baquedano est rebaptisée Plaza Dignidad.
Illustration par IAHistoire complète
La fondation de Santiago : un campement militaire de 1541
Santiago est née comme campement militaire de conquête, pas comme port ni comme comptoir commercial. En 1541, Pedro de Valdivia a choisi un triangle de terre entre deux bras du Mapocho, protégé par la colline Huelén, dans un territoire déjà occupé par des communautés picunches sous influence inca : le chemin de l'Inca passait justement par là. Le plan en damier de Pedro de Gamboa, avec des pâtés de maisons de 138 mètres de côté partant de la Plaza de Armas, a fixé une logique que la ville n'a jamais abandonnée : rues droites, pâtés égaux et une place centrale abritant l'église, la prison et le gouvernement. L'attaque de Michimalonco, en septembre de la même année, a failli effacer la fondation, et pendant des décennies Santiago a été un pauvre village d'adobe, vivant de blé et de suif, loin des routes de l'argent qui enrichissaient Lima et Potosí.
Les séismes de 1647 et 1730 ont marqué la ville coloniale
Le séisme de 1647 a dévasté Santiago, et celui de 1730 a de nouveau endommagé des constructions, dont la cathédrale. L’architecture coloniale associait maisons basses, murs épais et cours intérieures. Au XVIIIe siècle, sous les Bourbons, sont arrivés l’argent et Joaquín Toesca : les digues qui maîtrisaient les crues du Mapocho, la cathédrale métropolitaine et la Casa de Moneda, achevée en 1805 pour frapper monnaie et transformée en palais présidentiel en 1846. Lorsque la junte du 18 septembre 1810 s’installa au Cabildo, Santiago était déjà le centre administratif d’une colonie périphérique. L’indépendance, scellée à Maipú en 1818, en fit la capitale d’un pays étroit et centralisé, ce qui explique encore pourquoi presque tout se décide ici au Chili.
Salpêtre et Centenaire : la Santiago européenne, de 1857 à 1913
La fin du XIXe siècle et le Centenaire ont donné à Santiago sa couche européenne. Le Teatro Municipal a ouvert en 1857, avant la richesse du nord ; après la guerre du Pacifique (1879–1884), le salpêtre de Tarapacá et d'Antofagasta a financé des palais, le Museo Nacional de Bellas Artes (1910) et l'Estación Mapocho (1913). Benjamín Vicuña Mackenna, intendant entre 1872 et 1875, a canalisé le fleuve, aménagé le Santa Lucía en jardin et tracé le camino de cintura, un anneau qui indiquait clairement qui était dans la ville légale et qui en était exclu. L'élite a alors entamé la migration qui définit Santiago encore aujourd'hui : quitter le centre-ville vers l'est, en remontant la vallée vers les Andes, à la recherche d'un air plus pur et d'un terrain plus élevé. L'axe Alameda–Providencia–Apoquindo est la trace physique de ce basculement.
Salpêtre, industrie et migration interne
Entre 1930 et 1970, la crise du salpêtre et l'industrialisation par substitution aux importations ont amené une population rurale que la ville n'avait pas les moyens de loger. Sont nées les callampas le long du Zanjón de la Aguada, ainsi que les occupations organisées, comme La Victoria en 1957. Ce Santiago populaire et politisé a été le théâtre de l'élection de Salvador Allende en 1970 et du coup d'État du 11 septembre 1973, quand La Moneda a été bombardée et que l'Estadio Nacional est devenu un camp de détention. La dictature d'Augusto Pinochet, jusqu'en 1990, a refait la ville deux fois : avec le modèle économique conçu à l'Universidad Católica, qui a privatisé les services et libéralisé le marché foncier, et avec les erradicaciones de 1979–1985, qui ont déplacé environ 150 000 personnes des comunas riches vers des ensembles de logements de la périphérie sud et ouest. Ce déplacement définit encore où vivent riches et pauvres à Santiago.
Croissance et verticalisation
La démocratie a apporté croissance et verticalisation : le métro, inauguré en 1975, est passé d'une ligne à un réseau d'environ 140 km ; la Gran Torre Santiago, de César Pelli, a atteint 300 m en 2013 et créé le quartier financier surnommé Sanhattan. Dans le même temps, le Museo de la Memoria y los Derechos Humanos, ouvert en 2010, a institutionnalisé le compte à régler avec le passé. En octobre 2019, une hausse de 30 pesos du ticket de métro a déclenché l'estallido social : des stations incendiées, des millions de personnes dans la rue et deux processus constitutionnels, en 2022 et 2023, tous deux rejetés dans les urnes. Depuis, la ville a accueilli une immigration vénézuélienne, haïtienne, colombienne et péruvienne importante, qui a redessiné des quartiers entiers comme Estación Central, Independencia et Quilicura, et qui alimente un débat animé sur la sécurité, le logement et le prix de la vie près du métro. Le réseau continue de s'étendre : la ligne 7, entre Renca et Vitacura, est encore en chantier.
Au Cerro Santa Lucía, l'ancien mont Huelén où Valdivia a fondé la ville, certains accès demandent encore au visiteur de signer un registre d'entrée.
Géographie et forme de la ville
Le bassin entre deux cordillères
Santiago occupe un bassin fermé à 33°27′ S, entre 500 et 700 m d'altitude, avec la cordillère des Andes à l'est et la cordillère de la Côte à l'ouest. Par temps clair, le Cerro El Plomo, 5 424 m, se voit depuis le centre. Le río Mapocho descend des Andes et traverse la ville d'est en ouest, canalisé depuis le XVIIIe siècle ; au sud, le Zanjón de la Aguada remplit la même fonction de drainage.
L'air emprisonné en hiver
Le climat est méditerranéen : étés secs et chauds, presque toute la pluie concentrée entre mai et août, avec une moyenne annuelle d'environ 300 mm. Le même bassin qui protège la ville des vents emprisonne l'air en hiver : l'inversion thermique provoque des épisodes de préalerte et d'alerte environnementale liés aux particules fines, avec restriction de circulation des véhicules selon le numéro de plaque.
Le damier, l'axe et les comunas
La trame urbaine reprend le damier de 1541 au centre-ville et s'étire selon un axe est-ouest (Alameda Bernardo O'Higgins, Providencia, Apoquindo) qui remonte la vallée vers la montagne. La province de Santiago, le cœur de l'agglomération, est divisée en 32 comunas dotées de mairies et de budgets indépendants, sans gouvernement unique de la ville, ce qui crée des différences visibles de trottoirs, de végétation et de surveillance policière d'une avenue à l'autre.
Culture
Littérature, cinéma et universités : là où le Chili écrit et filme
Santiago produit et concentre presque tout ce que le Chili écrit, filme et chante. C'est la ville de deux prix Nobel de littérature, Gabriela Mistral en 1945 et Pablo Neruda en 1971, et le port d'attache de l'antipoésie de Nicanor Parra, des romans urbains de José Donoso et Roberto Bolaño et d'une génération qui a réécrit la dictature à travers l'enfance, avec Alejandro Zambra et Nona Fernández. Au cinéma, Patricio Guzmán a tourné ici La Bataille du Chili en 1972 et 1973, sortie en trois parties entre 1975 et 1979, et Pablo Larraín a fait du plébiscite de 1988 le film No (2012). L'Universidad de Chile et l'Universidad Católica, toutes deux du XIXe siècle, donnent à la ville une vie universitaire et éditoriale qui se lit dans les librairies de Lastarria et chez les bouquinistes du Barrio Brasil.
Musique populaire : de la Nueva Canción au rock des années 1980
La musique populaire traverse deux moments qui structurent encore la mémoire locale : la Nueva Canción Chilena des années 1960 et 1970 (Violeta Parra, Víctor Jara, Inti-Illimani, Quilapayún) et le rock urbain des années 1980, avec Los Prisioneros, formé au lycée de San Miguel, chantant la périphérie sous la dictature. La cueca, danse nationale, survit en deux versions : celle en costume et foulard des fêtes officielles, et la cueca brava des bars du centre-ville et de Franklin, chantée jusqu'au petit matin. Le Teatro Municipal, de 1857, maintient l'opéra et le ballet ; le GAM, dans un bâtiment construit en 1972 pour la CNUCED III et rouvert comme centre culturel en 2010, accueille théâtre contemporain et répétitions ouvertes au public.
Un football à trois tribunes et la rue comme espace politique
Le football divise la ville en trois : Colo-Colo, à l'Estadio Monumental de Macul, avec le plus grand nombre de supporters du pays ; Universidad de Chile, qui joue à l'Estadio Nacional de Ñuñoa ; et Universidad Católica, à San Carlos de Apoquindo, en haut de Las Condes. Les matchs entre ces clubs sont des classiques avec un dispositif policier renforcé et des horaires qui changent au dernier moment. En dehors des stades, la rue est aussi un espace politique : les manifestations se concentrent sur la Plaza Baquedano, appelée Plaza Dignidad depuis 2019, surtout à des dates comme le 11 septembre, le 8 mars et le 1er mai.
La Gran Torre Santiago, haute de 300 m, a donné naissance à un quartier d'affaires que les habitants ont surnommé Sanhattan.
Le terremoto des bars est un vin pipeño avec de la glace à l'ananas et de la grenadine, et le deuxième verre, plus petit, s'appelle la réplica.
Fêtes et événements

Fiestas Patrias
Les 18 et 19 septembre, avec fondas et ramadas au Parque O'Higgins et dans presque chaque comuna : cueca, empanada, terremoto et asado. Banques, bureaux et de nombreux restaurants ferment deux à quatre jours ; réservez hébergement et billets à l'avance.

Santiago a Mil
Festival international de théâtre et d'arts scéniques en janvier, avec des centaines de représentations en salle et en plein air pendant trois semaines. L'ouverture est en général un grand spectacle gratuit sur l'Alameda ou au Parque Almagro.

Lollapalooza Chile
Week-end de mars au Parque Cerrillos, version latino-américaine du festival depuis 2011, avec un public de l'ordre de plusieurs centaines de milliers de personnes. Les billets partent des mois à l'avance et le métro prolonge ses horaires les jours de l'événement.

Día del Patrimonio Cultural
Dernier week-end de mai : des centaines de bâtiments normalement fermés ouvrent gratuitement, dont La Moneda, l'ancien Congrès, le Club Hípico et des bâtiments universitaires. Les files d'attente sont longues ; choisissez deux ou trois lieux et arrivez tôt.

Fiesta de la Virgen del Carmen
Le 16 juillet, avec processions et danses religieuses au Templo Votivo de Maipú, érigé en accomplissement d'un vœu de l'indépendance. Elle rassemble des dizaines de milliers de pèlerins et c'est le plus grand événement catholique de la région.
Livres et films
Façons de rentrer chez soi : Alejandro Zambra (2011)
Court roman sur l'enfance dans une cité de Maipú pendant la dictature, raconté par quelqu'un qui était trop jeune à l'époque pour comprendre. Il éclaire le Santiago résidentiel et le silence des familles dans les années 1980.
No : Pablo Larraín (2012)
Film sur la campagne publicitaire du plébiscite de 1988, tourné en vidéo U-matic des années 1980 pour se fondre dans les images d'archives. Il montre les rues, les bureaux et la télévision de la ville à la fin de la dictature.
La voz de los '80 : Los Prisioneros (1984)
Premier album d'un groupe de lycée de San Miguel qui a décrit la périphérie de Santiago sous la censure. L'hymne du groupe, « El baile de los que sobran », est arrivé deux ans plus tard, sur l'album « Pateando piedras » (1986), et on l'entend encore dans les manifestations de l'Alameda.
Questions fréquentes
Santiago du Chili : Peut-on marcher du centre-ville jusqu'à Las Condes ?
Non : il y a environ 12 km en ligne droite par Alameda-Providencia-Apoquindo, et la portion est n'aligne que des immeubles de bureaux : faites plutôt le trajet sur la ligne 1 du métro.
Santiago du Chili : Comment aller à Valparaíso et Viña del Mar ?
Valparaíso se trouve à 120 km à l'ouest, environ 1 h 40 à 2 h de bus au départ du Terminal Alameda toutes les 15 minutes, pour 8 000 à 14 000 CLP. Viña del Mar est la voisine collée, avec la plage et le jardin du Museo Fonck : depuis Valparaíso, on y arrive en 15 minutes par le train urbain Merval, et les deux entrent dans la même excursion d'une journée.
Santiago du Chili : Quelle est la monnaie du Chili ?
La monnaie est le peso chilien (CLP), avec des billets de 1 000 à 20 000 et des pièces de 10 à 500.
Santiago du Chili : Comment est l'été dans la ville ?
L'été va de décembre à février, avec des maximales de 30 à 34 °C, un air sec, des nuits fraîches en raison de l'altitude et une pluie pratiquement nulle. En février, une bonne partie de la ville part en vacances, et restaurants et théâtres ferment pendant des semaines.
Santiago du Chili : Qu'est-ce que la once ?
La once est le repas léger de fin d'après-midi, entre 19 h et 21 h, qui remplace le dîner dans de nombreux foyers. Pour le visiteur, elle règle la faim avant 21 h, quand les restaurants commencent le service du soir.
Autres villes du pays
Chili ↗- Jours
- 1–2
- Quand
- janv–mars · nov–déc
- Par personne/jour
- Moyenne de 80–130 USDGamme moyenne · par personne/jour
Périmètre du coût
Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.
- Jours
- 4–5
- Quand
- avr–mai · sept–nov
- Par personne/jour
- Moyenne de 66 200 CLPGamme moyenne · par personne/jour
Périmètre du coût
Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.
- Jours
- 6–7
- Quand
- janv–mars · nov–déc
- Par personne/jour
- Moyenne de 99 900 CLPGamme moyenne · par personne/jour
Périmètre du coût
Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.
- Jours
- 4
- Quand
- janv–avr · oct–déc
- Par personne/jour
- Moyenne de 93 600 CLPGamme moyenne · par personne/jour
Périmètre du coût
Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.
- Jours
- 3
- Quand
- janv–avr · oct–déc
- Par personne/jour
- Moyenne de 121 000 CLPGamme moyenne · par personne/jour
Périmètre du coût
Par personne et par jour : hébergement, repas, transports urbains, visites et petite marge pour les extras. Vols exclus ; achats importants variables. Estimation éditoriale, pas un devis.
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